17 Février 2017
| Lettre de Babadi à Monsieur E.Tshisekedi |


Objet : Le champagne et le sabre.
Ils ont sabré du champagne jusqu'à en vomir ; mais le peuple, qui est votre sabre, va leur faire ingurgiter leurs vomissures jusqu'à la lie.
Monsieur le Président,
Je ne blasphème pas, je m’inspire.
Si Joseph et Marie se sont réfugiés dans une étable pour enfanter Jésus, c’est dans la clandestinité que vous et vos compagnons de lutte avez créé l’UDPS.
Si après la naissance de Jésus, Marie et Joseph se sont réfugiés en Égypte, vous, vous avez résisté et vous nous avez dit : «Tenez bon, l’UDPS vaincra.»
Pour tenir bon, il faut avoir des vertèbres.
Certains de vos compagnons de lutte et autres cofondateurs, pionniers et avant-gardistes, ont fait pire que Pierre, qui avait renié Jésus trois fois : François Lusanga n’avait-il pas fini par embrasser Mobutu et les Kabila, après avoir renié sa signature sur la lettre des treize ?
Mais l’enfant prodigue, après avoir tout dépensé, lui au moins, avait reconnu sa faute et était rentré au bercail. En toute humilité, il avait récupéré sa place en famille.
Par contre, ces jaloux et haineux qui ne savent que parler et critiquer, ces Judas et Caïns, ces chasseurs des postes ministériels et d’argent, ces manipulés qui se font sucer et jeter comme des citrons, mais qui reprennent toujours leurs forfaits, ces bons à rien qui mentent en vous regardant droit dans les yeux, obligeant les honnêtes personnes, couvertes de honte à leur place, à baisser leurs yeux…, ces vagabonds errants qui n’ont ni vertèbres, ni aucun ADN de l’UDPS, ceux-là sont partis. D’ailleurs, ils ne savent (ne savaient) faire rien d’autre que crier.
Sachant que le fondement de la démocratie et la construction du pays passent par la participation citoyenne, vous nous avez dit : «Prenez-vous en charge.»
Ne se prennent en charge que les convaincus
Comme un seul homme, les congolais, convaincus par vos idéaux et sachant que leur bonheur ne viendrait ni de l’Orient, ni de l’Occident et surtout pas dans la corruption, les dons, la distribution des T-shirt et des pagnes, les promesses des postes ministériels...(et toutes ces choses abaissantes, chosifiantes et animalisantes instaurées pour contrôler la pensée de tout un peuple), se sont mis debout et ont affronté à main nue Mobutu et les Kabila, ces criminels invétérés.
C’est ça la complicité entre un leader et son Peuple. Et pour tout couronner, vous nous avez dit : «Le Peuple d’abord.»
Monsieur le Président,
Par «Le Peuple d’abord», vous n’avez pas seulement prêché votre philosophie, «le solidarisme», mais vous avez également placé l’homme au centre de vos projets et du développement du Congo.
En nous hissant à ce niveau, vous avez fait de nous les boucliers et les fers de lance de vos idées (fanatiques selon les criminels) et donc votre sabre de guerre.
Monsieur le Président,
S’ils ont pensé que c’est en tuant le berger qu’ils vont disperser les brebis, nous les renvoyons à l’histoire de l’UDPS.
Celle-ci n’a pas été créé suite à une quelconque décision administrative. S’il y en avait une, c’était celle qui interdisait l’existence d’un autre parti à coté du MPR, le parti unique. Mais l’UDPS s’est imposée, telle une «conception immaculée» ou une «génération spontanée» qui ne peut disparaître par le fait des criminels.
En plus, les combattants de l’UDPS n’ont pas couru derrière un verre de bière, un T-shirt, un pagne, une promesse d’embauche ou d’argent pour adhérer au parti, comme c’est le cas des autres ; ils ont plutôt suivi vos idées et votre combat. C’est pourquoi le peuple chante : «Ya ofele, ya mbongo te.»
Parce que nous avons l’ADN de l’UDPS et que vos idées et votre combat sont déjà les nôtres, il n’y a rien, absolument rien qui puisse nous attirer ailleurs. Nous sommes l’UDPS !
L’Udps, más que un partido, es una familia !
Somos udépessiens hasta a la muerte !
La lucha continua hasta a la muerte !
Monsieur le Président et B52,
Ils ont prédit la mort de l’UDPS, mais nous leur ferons voir que ce sont leurs idées qui sont mortes il y a longtemps, faute de connaissance du peuple.
Ils ont sabré le champagne jusqu'à en vomir, mais nous votre sabre, nous allons leur faire ingurgiter leurs vomissures jusqu'à la lie.
Kâmona Kûmvua Kâmba, Tshiondo wa Mbîsha Balâla