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AU PAYS DE MERDE, LES MEDIOCRES SONT ROIS !

AU PAYS DE MERDE, LES MEDIOCRES SONT ROIS !

Nzambe asumbi na Congo !

Cherchant à comprendre le pourquoi de la scandaleuse inadéquation entre le scandale géologique du Congo et la misère scandaleuse des congolais, un des savants africains (Cheik Anta Diop ?) a remonté la chaîne de responsabilités jusqu’à Dieu. "Après que les anges", dit-il, "aient fait remarqué à Dieu que c’était injuste de jeter tant de semences sur un seul endroit de la terre", ils s’entendirent dire :"vous ne savez pas quel genre d’hommes j’enverrai . Ils marcheront sur ces richesses, mais, leurs yeux et bras seront tournés vers le ciel".

S’invitant au chapitre, Docta Ngandu, un de mes professeurs renchérira :"Nzambe asumbi ba nyeyi (richesses) na ye na mboka oyo, kasi ba congolais kaka, Nzambe sala !" 

Banyangalakata basumbi na nganda !

AU PAYS DE MERDE, LES MEDIOCRES SONT ROIS !AU PAYS DE MERDE, LES MEDIOCRES SONT ROIS !AU PAYS DE MERDE, LES MEDIOCRES SONT ROIS !

Prenant le professeur Ngandu au mot et tenant à bluffer les niais déjà en route pour la chasse aux mannes tombées du ciel – plutôt la bouse ou mieux encore, les déjections divines jetées du ciel - les pervers congolais sortis de la cuisse de Belzébuth se mettront à peindre le Congo avec les couleurs les plus vives de leurs propres merdes.

Attirés par l’odeur et la vivacité des couleurs merdières, les niais accourront et tomberont dedans et toute la merde se répandra partout jusqu’à éclabousser et emmerder tout le monde.

Bien couverts de merde jusqu’aux dents, aux mains, aux oreilles, à la bouche, au nez, aux sourcils et aux cils de leurs yeux, les congolais finiront par tout renverser sur leur passage, transformant ainsi le Congo en une société aux valeurs inversées.

Ainsi au Congo dit démocratique :

  1. la bière (Beer), la musique (Music) et la femme (Woman) "BMW" occupent la première place ;
  2. Chaque rue compte au moins une Église dite de réveil, dans laquelle les fidèles pratiquent la haine, la jalousie, le charlatanisme, la flatterie, le mensonge, la calomnie, l’insulte, la discrimination tribale, la lutte contre le bien, le favoritisme, la méchanceté..., bref l’apologie du mal est leur bien le mieux partagé ;
  3. l’oralité, la rumeur et les commérages ont pignon sur rue, tandis que la vraie information est tournée en dérision et rejetée ;
  4. les choses les plus importantes leur sont cachées dans des livres, lesquels (livres) sont parmi les choses les plus détestées de tous les congolais, instruits ou non, de la diaspora ou non ;
  5. on croit que pour convaincre, il faut crier haut et fort et à répétition ;
  6. l’école et la méritocratie sont reléguées au second plan et la médiocrité encouragée, entretenue et valorisée ;
  7. les discussions des étudiants, faites en langues vernaculaires et non en langues d’enseignement, ne tournent qu’autour du foot, de la musique, des dernières tendances vestimentaires, des voitures et des copines des musiciens ;
  8. les langues d’enseignement – le français et accessoirement, l’anglais – sont peu ou mal connues ;
  9. ce sont ceux qui mentent et pètent qui vous regardent droit dans les yeux, tandis que ceux qui ne le font pas sont sermonés et sont obligés de baisser leurs regards;
  10. grâce à Youtube, Facebook et autres médias du web, n’importe qui devient du jour au lendemain, politicien, journaliste, observateur, spécialiste ou analyste politique.
  11. tout le monde connaît tout et conteste tout le monde: les maçons contestent les économistes, les jardiniers contestent les juristes, les cantonniers contestent les politicologues, les vagabonds contestent les agriculteurs, les nuls et les médiocres contestent les élites, les mécréants et les fétichistes contestent les vrais serviteurs de Dieu…"Est-ce que mboka eza ya yo ? Yo okoyebisa ngayi nini ?"
  12. si personne n’est responsable de rien, tout le monde condamne tout le monde ;
  13. la corruption, le viol, la fraude, les intimidations, les tueries...sont érigés en mode de gestion ;
  14. les criminels et les repris de justice courent les rues et sont primés tandis que les honnêtes gens croupissent dans des geôles illégaux ;
  15. les honnêtes et les plus méritants sont rabaissés, combattus et appelés «Yuma», tandis que les malhonnêtes et les moins méritants sont encensés, favorisés et même protégés ;
  16. on organise les élections qu’après avoir éliminé les adversaires et quand on est convaincu de gagner par la tricherie ;
  17. règnent les politiciens mi-gouvernants, mi-opposants : le matin, ils sont des opposants très critiques et le soir des gouvernants durs et intraitables envers le peuple. Ainsi quand ils quittent le gouvernement où ils se sont enrichis indûment, ils se font passer pour les grandes figures de l’opposition dans la minute qui suit, et ce grâce à la corruption des faibles et des inconscients.

Quand les médiocres renvoient tout le monde à l’école.

Vous l’aurez compris, la merde et la gangrène congolaises passent par le contrôle du mental, la corruption, l’avilissement et la violence que les pervers et les médiocres exercent sur les pauvres congolais en conservant le pouvoir par devers eux comme l’ont fait les monarques du Moyen-Âge et de l’Antiquité.

C’est ici que plusieurs écoles s’affrontent : certaines tenant les congolais lambdas pour les seuls responsables de leurs propres malheurs, d’autres dénonçant la seule responsabilité des gouvernants, tandis que d’autres encore iront jusqu’à y voir la main de Dieu.

Si (1) D. Trump dans toute sa brutalité a qualifié les pays africains, dont la RDC, de pays de merde, un des intellectuels congolais résidant aux USA, (2) M. Arthur Kalombo, en parlant de l’inconscience, de l’irresponsabilité, de la paresse et de la démission des intellectuels congolais qui ont abandonné leur pays entre les mains des pervers et des médiocres, a qualifié le Congo de "pays des borgnes (des intellectuels inconscients et démissionnaires) où les aveugles (les médiocres et les pervers) sont rois".

Comme s’il répondait à mon professeur le feu G. Samba Kaputo tué par Kanambe qui nous disait que "Presque tous les plans économiques qui ont fait preuve ailleurs ont été appliqués au Congo en vain...", (3) Cheik Anta Diop (?), cartésien de son état, ne comprenant pas comment tout un peuple peut marcher sur tant de richesses et continuer à croupir dans la misère la plus noire, a fini par n’y voir que la main de Dieu : "…vous ne savez pas quel genre d’hommes j’enverrai à cet endroit..."

Mais (4)  François-David Ekofo lui ne voit pas les choses de cette manière. En bon croyant il ne peut voir celui qui a sacrifié son fils unique pour sauver le monde, laisser les congolais marcher sur leurs propres richesses sans en profiter. "La terre – le Congo – appartient à Dieu, mais c’est à l’homme – le gouvernant - qu’il a confié la gestion", dit-il pour démontrer la responsabilité des gouvernants congolais. Lesquels gouvernants ont toujours affirmé que "toute autorité vient de Dieu" (Romain 13:1-7), pour continuer à flouer le peuple.

"Mais ce même Dieu", ajoute-il "ne comprend pas comment les gens qu’il a créés à son image et à qui il a donné tant de richesses puissent vivre dans la pauvreté la plus noire". Ce propos ne se trouve-t-il pas corroboré par cet extrait des épîtres du cardinal (5) L. Monsengwo rédigés lors de la CNS selon lequel, "...le dernier jour , Dieu vous demandera de ce que vous avez fait de vos frères et sœurs et du beau pays qu’il vous a donné…" ?

Quant à moi, votre serviteur (6) Richard Babadi, après avoir sondé les voies des uns et des autres, je vous révèle que si "Dieu lui-même ne comprend pas comment on peut avoir tant de richesses et souffrir de cette façon au Congo" (dixit François-David Ekofo), c’est parce que Lucifer est dépassé par les évènements.

En effet, celui-ci, Lucifer, "ne comprend pas comment sa progéniture des médiocres et des pervers en est arrivée à surclasser sa puissance diabolique de nuisance, à reprogrammer son logiciel de nuisance et d’obsolescence, à marcher sur ses plates-bandes et à lui voler la vedette".

L’élève dépasse son maître ou les médiocres font pire que Lucifer.

Dépassé, Lucifer réunira ses plus proches et leur fera part des velléités rebelles, complotistes, réactionnaires, iscariotistes, brutuséistes, putschistes et kanambistes diaboliquement montées contre lui par ceux-là même à qui il a tout donné.

Appuyant son propos il dira :"Même moi le Maître ès nuisance, moi qui ai tenté Jésus et continue à tenir tête à Dieu, je n’ai jamais atteint le niveau de nuisance et de mensonges logorrhéiques qu’ont atteint Kabila, Mende, Atundu, Mova, Mugalu, Ngbanda, Kamerhe, Tshibala, F. Kabange, Mvununu, Papy Tamba, O. Nsongo, Kassamba, Lokongo, Mbelo, José W’etshiko, Mubake, Olengha, Kokonyangi

Je n’ai jamais tourné et retourné ma veste à la Kamerhéon, ni manipuler et intoxiquer les faibles en esprit comme Kalev et Ngbanda, ni tricher, ni frauder ni utiliser la machine à voler pour le compte d’un étranger comme le fait Nanga et comme l’ont fait Malumalu et Ngoyi Mulunda.

Je n’ai jamais violé et tripatouillé les lois comme Kabila, Boshab, Minaku, Kengo et leurs sujets.

Je n’ai jamais exhibé mon «anaconda génital» comme Lumanu, Enock Ruberangabo, Okitundu et d’autres encore.

Je n’ai jamais tué par plaisir, ni ôté la vie gratuitement aux chrétiens en pleine prière dans leurs églises comme Kabila, Kalev, Kanyama, Kasongo et leurs mercenaires continuent à le faire."

Le Diable dit encore : "Tous ces actes ignominieux et plus que démoniaques qu’ils commettent en mon nom ne font pas partie de notre deal. Ils les font donc pour me diaboliser davantage et me jeter en pâture à Dieu et aux congolais pour qu’ils s’emparent de mon trône. Mais les choses ne vont pas se passer ainsi. Je ne suis pas allé en guerre contre Dieu pour être détrôné par ces fils de p…Ils vont voir ce qu’ils vont voir", conclut-il !

A grands maux les grands remèdes !

En attendant de voir ce qu’ils vont voir, le Cardinal Monsengwo, clément et compatissant, s’interpose. Prenant en pitié ces médiocres, il tente de leur éviter la foudre diabolique en chassant leurs démons et en leur priant de dégager. Il est certes dans son rôle, le cardinal, mais s’il avait au moins rencontré le diable sur sa route, il saurait que ses médiocres ont déjà atteint un point tel qu’ils ne peuvent ni aller à confesse, ni s’excuser, ni changer, ni reculer, ni dégager par une simple prière.

Parce qu’ils se font prier pour dégager, il ne reste plus qu’au peuple de les dégager sans les prier.

 

Kâmona Kûmvua Kâmba, Tshiondo wa Mbîsha Balâla.

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