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TSHISEKEDI ET KABILA OU UNE HISTOIRE DES FAMILLES ET DES VALEURS.

TSHISEKEDI ET KABILA OU UNE HISTOIRE DES FAMILLES ET DES VALEURS.TSHISEKEDI ET KABILA OU UNE HISTOIRE DES FAMILLES ET DES VALEURS.

Le chemin du Palais de la Nation fermé, l’avenir de la Nation congolaise se jouera-t-il dans la rue ?

Comme dans un film sur le terrorisme, un commando fait irruption dans un quartier kinois appelé "Démocrature". Armé de kalachnikovs, de grenades et de ceintures à munitions, il se dirige rapidement vers l’avenue au nom de "Scrutin présidentiel". Là, il débarque devant le n°2006, mais ne s’y attarde pas. Il continue à pieds jusqu’au n° 2011. Et dans un geste fou, il fait sauter le bâtiment.

Puis il continue jusqu’au n° 2016, et à l’aide d’un camion-bélier, il fonce dedans et oblige tout le monde à reculer en désordre jusqu’au n° 2018. Au passage, ce commando détruit la grande bibliothèque et ses livres sacrés, dont la Constitution et l’Accord de la Saint Sylvestre. Il en profite pour imposer au peuple la charia - Loi électorale - avec la complicité des députés, moyennant 1500 $ à chacun de ces corrompus.

Tout ça est, on ne peut plus clair : le commando veut éviter "le corps-à-corps électoral" et "l’alternance au pouvoir", ce cauchemar des dictateurs. C’est pourquoi il essaie d’attirer et de pousser tout le monde vers "le corps-à-corps de la rue", c’est là le milieu naturel des dictateurs et de leurs tueurs.

Mobutu, le prophète de malheur !

Pour appréhender la complexité de cette histoire qui nous empoisonne la vie, il faut pointer du doigt les différents protagonistes.

Nous ne remonterons pas au déluge ! Tiens, tiens, le mot est lâché ! Ceci nous ramène à un certain Maréchal Mobutu. "Après moi c’est le déluge", avait-il dit.

Ce déluge commencera donc avec un certain Laurent Désiré Kabila, le père - adoptif - d’un certain Joseph Kabila.

Quand l’éducation de L.D.Kabila plonge le Congo dans le chaos.

Fieffé libertin, marginal, macho, mesquin, brutal, pervers et malséant, L.D.Kabila se soustraira de sa famille. Il n’en a d’ailleurs jamais parlé, comme s’il n’avait ni parents ni frères. Il quittera aussi la société à plus ou moins 20 ans, l’âge où les jeunes ont encore besoin d’un sérieux encadrement. Il s’en ira vivre entre les maquis de l’Est de la RD Congo et les villes de Tanzanie. Il n’en sortira que 37 ans plus tard, à 57 ans, flanqué de tueurs ougandais et rwandais, et traînant derrière lui plusieurs casseroles : razzias de villages congolais, trafics d’or et d’armes, alcool, drogues, vols, assassinats et meurtres des compagnons avec accaparement de leurs veuves, pauvres femmes violentées sexuellement et abandonnées, et une ribambelle d’enfants naturels, putatifs et adoptifs. Une vraie pourriture !

Catapulté à la tête du Congo, L.D.Kabila tombera aux pieds de Tshiala Muana et dans l’alcool (Whisky, Tembo…). Il en boira jusqu’à mouiller ses culottes.

Culottes mouillées, mais toujours arrogant, l’homme ira jusqu’à cracher dans les mains qui l’ont nourri : il arrêtera, fouettera sur le ventre (tumbu yulu) et tuera les congolais comme bon lui semblait. Il s’en prendra à la Communauté Internationale qui lui demandait simplement un peu de respect pour les droits de l’homme. Il se brouillera avec ses compères du conglomérat des aventuriers, "l’Afdl". Il tiendra Etienne Tshisekedi pour responsable de son  impopularité et de ses fiascos politiques. Il lui en voudra de lui avoir conseillé de remercier et renvoyer ses camarades rwandais afin de permettre aux congolais de régler entre eux les problèmes du pays, parmi lesquels ceux que L.D.Kabila avait lui-même créés. C’est ainsi que L.D. Kabila accusera E. Tshisekedi de tous les maux du Congo, l’arrêtera et le reléguera dans son village. Il mobilisera les médias et clamera urbi et orbi qu’ "il n’y avait aucun rwandais au Congo."

Mais avant que le coq ait chanté, l'homme avait déjà mangé son chapeau. 

Voilà ce qui arrive quand on ouvre la porte aux bouffons..., en riant, ils vous font croire qu'ils sont surpris de la présence des rwandais en RDC.

Décidément, l’homme aura réussi à se mettre tout le monde à dos. Pour cela, un certain 16 janvier 2016, il verra ses vertèbres dorsales se casser, sa peau se déchiqueter et son crâne se trouer. Oui, L.D.Kabila est un homme qui a payé pour ses crimes. Ayant tué par l’épée, il a fini en périssant par l’épée ; mais curieusement, son assassinat a fini par profiter à son fils adoptif.

J. Kabila dans les pas de ses pères adoptif et spirituel.

Si d’un côté J. Kabila a affiché une indifférence curieuse, parce que absolue et suspecte à l’égard du procès de l’assassinat de son père adoptif, de l’autre côté, en tant que son sosie dans l’incarnation du mal, il a marché dans ses pas et poursuivi, de la façon la plus sadique, la plus cruelle, la plus répugnante et la plus immonde de guerre que L.D.Kabila menait déjà contre Tshisekedi.

Pour ce faire, il a recouru aux sales services de tous les politicailleurs et de tous les rebuts que compte le Congo, depuis les mobutistes pur jus comme Ngbanda, Mbelo Jovin, Atundu, Kengo, …, en passant par les hybrides mobuto-kabilistes comme Kamerhe, Mende, Kalev, Bisengimana, Kanyama, Kimbuta, ..., jusqu’aux haineux et jaloux Muanda Nsemi, Lusanga, …, sans oublier certains udépessiens comme Mubake,Tshibala, Mpuila, Kalonzo, Kashala, etc.

Mais en plus, au passage, il a écarté froidement tous les camarades de son père, ceux-là même qui l’avaient pourtant catapulté au sommet du pouvoir d’état. Quel cynique ! Quel ingrat !

Mais ce que L.D.Kabila et Mobutu n’avaient pu obtenir, c’est-à-dire, la mort d’Etienne Tshisekedi, c’est leur fils adoptif et spirituel (et ses alliés) qui a fini par l’avoir sur un plateau d’or.

Comme tous les grands et tous les héros de ce monde, Etienne Tshisekedi est tombé au front avec armes à la main. J’ai vu certains pousser des grands «ouf» de soulagement, tandis que d’autres s’écriaient :"Bon débarras ! Ça y est ! C’en est fini avec l’UDPS !"

Oui, Kabila et ses alliés ont sabré le champagne ; mais ils ne savaient pas qu’Etienne Tshisekedi n’est pas mort. Son âme n’a pas quitté la terre des hommes car ses dernières volontés et son esprit sont ancrés dans tous ceux qui ont l’ADN de l’UDPS, qui ont cru en lui et qui continuent ses œuvres. Mais en plus, il laisse derrière lui son incarnation : Mister Félix.

Au nom des familles biologique et politique et du combat.

Ceux qui ont vu E.Tshisekedi combattre la dictature de Mobutu ainsi que celle des Kabila père et fils, savent et comprennent directement que Mister Félix va continuer aussi à combattre la dictature avec l’appui de l’esprit du père.

Nous voilà en plein combat entre le bien et le mal, les forces positives et les forces négatives, les éduqués et les shegués, les hommes d'état et les criminels, le Rassop et la Kabilie, l'UDPS et le PPRD, les Tshisekedi et les Kabila.

Et comme dans l’ordre normal des choses, la démocratie finira par remplacer la dictature, comme le bien finit toujours par vaincre le mal.

Mais pour que cela aille plus vite, il faut que Mister Félix se décide de quitter et d’éviter les chemins battus et la routine de la rue, dans lesquels Kabila tient à l’entraîner. Il doit changer son fusil d’épaule, parce que "Nzela ezalaka ya batu nyonso; kasi eza na bakolo na yango :"bashegués politicailleurs ya pouvoir, ba milices na ba alliés na bango". Sinon, les choses risquent de suivre leur cours normal et l’après 2017 sera égal à l’avant 2017.

Et je ne le dirai jamais assez : "A moins d’un hasard, pareilles marches ne feront pas marcher Kabila, et de telles villes-mortes ne lui donneront jamais la mort".

Un leader tire sa force de son peuple.

Cela dit, évitons de faire l’autruche : Félix Tshisekedi aura beau être sur tous les fronts à la fois et comme on le souhaite, mais si ses arrières ne sont pas assurées, il est un homme politique mort.

Si Kabila compte sur sa milice pour se maintenir au pouvoir, Félix de son coté, ne peut que compter sur le peuple pour le faire partir. Comme qui dirait :"le peuple devra être à Félix, ce que la milice kabiliste est à Joseph Kabila".

On peut tout reprocher aux kabilistes, mais on doit constater que ce sont des gens qui savent se serrer les coudes pour protéger leur chef. Jamais ils ne l’ont fragilisé en le laissant affronter le peuple en conférence ou dans la rue, lui évitant ainsi le lynchage. Ils ne l’ont pas non plus exposé aux assauts du Rassop, lors des négociations.

Aussi méchant que soient les kabilistes, il faut se rendre à l’évidence qu’ils savent quand même protéger leur chef. Par contre, combien et comment ceux qui disent se battre pour le bien de tous protègent-ils leurs leaders en général et Félix en particulier ? - La réponse se trouve dans la vidéo ci-dessous !

Tous ont fui pour abandonner leur Général et M.Fayulu entre les mains des criminels...ont-ils au moins pensé aux piqures empoisonnées qu'ils peuvent recevoir ?

Hélas, ce sont eux qui élèvent la voix pour exiger que Félix conduise lui-même les marches dans les rues.

J’aurais souhaité que le peuple, ce souverain primaire, exige l’abandon des marches et des villes mortes pour la défiance politique (j’en ai déjà parlé plus d’une fois). Félix ne doit pas descendre dans la rue pour affronter la milice kabiliste qui n’attend que ça pour en finir avec lui comme cela a failli arriver en 2005 à Kasavubu. J’étais sur place et je puis en témoigner.

 

Kâmona Kûmvua Kâmba, Tshiondo wa Mbîsha Balâla

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