Que le dialogue ait lieu, ou non, Étienne Tshisekedi et l’UDPS auront déjà sonné l’alarme, afin d’éviter que la RDC ne se burundise.
Entre 1980 et 1997, les congolais, avec l’UDPS en tête, avaient mené un travail colossal d'affaiblissement du "grand léopard" Mobutu, avec son système de pouvoir et ses réseaux. C'est alors que l’AFDL fabriquée à l'extérieur du pays, en profita pour s’emparer du pouvoir, plongeant le Congo dans des incertitudes.
Quand le père (l’arrogant L.D.Kabila) s’en ira, et que le fils adoptif (J.Kabila) le remplacera au champ (le trône), il fera de la vie des congolais, un enfer.
Ses multiples crimes sociaux, économiques et politiques, ses fraudes et tripatouillages d’élections qui ont mis le Congo en très forte ébullition fin 2011 et début 2012, avaient fini par faire sauter le bouchon de la colère du peuple entre le 19 et le 21 janvier 2015.
Pendant que la majorité présidentielle opérait un repli stratégique, en marchant sur les cadavres des pauvres congolais, les membres de la "dynamique de l’opposition", dans leur cachette, criaient à la victoire. Erreur ! La MP ne reculait pas, elle se déplaçait pour d’autres fronts beaucoup plus "glissadogènes", et tout aussi affreux.
Une fois de plus, le sang du peuple congolais avait coulé à flot, et pour rien !
Un peuple en confusion, qui paraît rejeter ses faiblesses et ses tords sur ceux qui se battent pour lui. Un peuple qui embrasse parfois facilement ses bourreaux. Lesquels se servent de son sang pour régner. Un tel peuple doit être aidé. Et seuls les grands hommes et les fortes personnalités pouvant entrer en enfer, affronter le diable et en sortir indemne sont capables de mener pareille entreprise.
Au Congo, on ne peut compter que sur et avec Étienne Tshisekedi.
Pour sauver le Dialogue Inter Congolais en Afrique du Sud et empêcher la soudanisation du Congo, mise en chantier par J.Kabila et JP.Bemba, il est allé rencontrer le diable de P.Kagamé à domicile.
S’il a réussi à ouvrir les portes de l’enfer pour voir le grand diable en personne, ce n’est pas le diablotin de J.Kabila qui lui poserait problème. Comme c'était à refaire, il n'a point hésité. Il a, en date du 14 février, à travers sa "Feuille de route", demandé à la Communauté internationale d’organiser un Dialogue avec ce diablotin et bourreau des congolais, qui en plus, lui a volé ses voix et sa présidence, lors des élections peu truquées de 2011.
Pour tordre le cou à ceux qui prétendaient ne pas le voir dialoguer avec le fraudeur Kabila, il a, en date du 21 février 2015, confirmé de sa propre bouche sa volonté de dialoguer :"Le dialogue n’est pas un signe de faiblesse, mais une vertu, tirée de l’ADN de l’UDPS", précisera-t-il.
Il a fallu attendre que Kabila, sous pression de la Communauté internationale, accepte l‘idée de dialogue et entre en contact avec son initiateur (l’UDPS) pour voir l’agitation gagner la fameuse classe politique congolaise.
Convaincue que si le dialogue se tenait comme prévu dans la "Feuille de route" de l'UDPS, il mettrait fin à ses aventures, la classe politique congolaise qui ne parle jamais d’une seule voix, s’est cette fois-là soudée les coudes et mobilisée à la folie pour combattre l’UDPS et son leader.
On a vu les traîtres de tous les temps, les fameux Udépessiens/Kibassa, quitter sans aucune raison sérieuse le navire/MP pour prêter main forte aux membres de la Confrérie des Caïnites (Mpuila, Kalonzo, Kiringa, Nsenda, Kashala, Mpoyi, Muntuntu, Mubake, Moleka…) qui avaient déjà commencé un travail de sape infructueux au sein de l’UDPS.
Si Kamerhe et Kengo leur ont apporté un appui financier, Ngbanda leur a apporté ses hommes, les fameux résistants braillards, et aussi et surtout son expertise de spécialiste en montage des faux procès. On l’a vu à travers ses médias de "mille collines à mensonges et calomnies" accuser Félix Tshisekedi d’avoir été corrompu avec 2 millions de $ pour être nommé 1er Ministre, puis plus tard avec 7 millions pour convaincre Étienne Tshisekedi de donner officiellement son accord sur le dialogue.
Mais quand les jours passent et avec eux s'évaporent ses mensonges, Wa-Nvene (menteur invétéré dans son dialecte), dans un toupet frisant la sorcellerie, prétend avoir déjoué des coups grâce à ses dénonciations.
Empêtrés dans les mensonges de leur chef, les fameux résistants, accompagnés des Caïnites, ont cru qu’en marchant le 28 août à Bruxelles, avec un cercueil portant le nom d’É.Tshisekedi, ce qu’ils l’ont réellement tué et enterré.
Tout n’était que masturbation mentale, illusion, fantasme, comédie et kinoiserie ! Car, on les a encore vu, brailler et marcher contre celui qu’ils venaient d’enterrer trois semaines plus tôt, au moment où ils ont appris que la délégation de l’UDPS s’était réunie avec celle de Kabila à Venise (Italie) et à Ibiza (Espagne). Comptez-les-moi parmi les politiciens et je vous dirais qui vous êtes !
Quant à Tshisekedi, rien de tout cela n’ébranlera son cœur. Pour lui, les vilipendes et les propos aussi infâmes, injurieux qu’affabulateurs contre sa personne et celle de sa famille, ne sont que des nuages qui passent très loin au dessus de sa tête.
Impassible, imperturbable, il a, sa feuille de route entre ses mains, continué son chemin et traversé toute l’année 2015, tête haute, hanté et taraudé par une seule idée : éviter que les dictateurs ne continuent à se servir du sang des congolais pour asseoir leur règne.
De leur côté, les congolais, submergés par les mensonges des pourfendeurs du dialogue n’ont pu se poser la question de savoir pourquoi la "Feuille de route" de l'UDPS a soulevé tant de vagues.
Si la lettre dite de 52 pages des 13 parlementaires n’avait secoué que Mobutu et ses proches, la "Feuille de route" de l'UDPS elle, s’avère une véritable épée de Damoclès suspendue sur la tête de trois institutions :
1. La Communauté internationale, habituée à profiter de certaines situations pour favoriser ses complices, a été mise devant ses responsabilités. Ou elle s’engage totalement et fait réellement pression sur son ex-protégé Kabila, pour la résolution de tous les contentieux, ou elle laisse pourrir la situation et là, comme au Rwanda, elle aura sa conscience chargée. Dans ce cas, elle aura beaucoup de difficultés à condamner l’UDPS si la population se prenait en charge.
2. Quant à Kabila et sa MP, leurs plans ont été désorienté et déjoué. Tentant de s’en sortir, ils ont feint d’accepter tous les préalables de l’UDPS (Venise et Ibiza), et, croyant l’avoir déjà berné, ils ont commencé petit à petit à diriger leur curseur vers les points "glissadogènes", et à biffer les mentions relatives au rôle de la Communauté internationale qu’ils ont estimées inutiles, mais qui sont en réalité compromettantes pour leurs intérêts personnels. Ils ont ainsi énervé la "Feuille de route" dans ses fondements politiques. Ce que le leader de l’UDPS ne pouvait supporter.
3. Quant aux politiciens congolais, le format proposé (d’un côté, Kabila et ses alliés et de l’autre, É.Tshisekedi et ses alliés) leur a coupé l’herbe sous les pieds, mieux, leur a bouché tous les pores osmotiques par lesquels ils passaient aisément d’un camp à un autre.
La Feuille de route avait donc prévu d'éviter que les politiciens ne tirent le dialogue en longueur en profitant des perdiems, et aussi et surtout pour éviter les sales jeux antirépublicains auxquels ils nous ont habitué comme :
- à la CNS avec les Mungul-Diaka, Nguz, Birindwa, Kengo, Tambwe Muamba qui passaient d'un camp à un autre,
- à Sun City avec Kabila et Bemba qui signaient un deal privé pour se partager le pouvoir d'état,
- à la suite du dialogue en Afrique du Sud avec un certain belligérant Z’ahidi Ngoma curieusement catapulté au poste de Vice-président pourtant réservé à l’opposition politique non belligérante.
Pourquoi estimons-nous donc qu’Étienne Tshisekedi est la Personnalité de l’année 2015 en RDC ?
Parce que de toutes les personnes et de tous les événements qui ont fait parler d’eux au cours de l’année 2015 en RDC, Étienne Tshisekedi et sa Feuille de route ont battu tous les records en importance, en audience et en durée.
Ils ont dominé tous les débats de 2015 jusqu’à diviser les congolais en deux camps, et ce depuis février jusque décembre.
Mais plus les jours passent plus les pourfendeurs du dialogue manquent d’arguments. Certains traversent la route pour prêter main forte à La Feuille de route, ce feu qui éclaire le chemin, cette boussole qui oriente et indique le nord au peuple en désespoir, cette bible, dans sa partie Apocalypse, qui prévient l’écoulement de sang, l’harmaguédon et la soudanisation de la RDC. Bref, un plan de paix, pour lequel les plus radicaux d’entre les politiciens s’agitent et renforcent leur campagne de diabolisation contre Étienne Tshisekedi.
Contre mauvaise fortune bon cœur, ou contre mauvaise campagne cœur imperturbable
Jamais l’homme, Étienne Tshisekedi, n’a mérité le nom de Sphinx comme en cette année 2015. D’un calme olympien, bon pied bon œil, le volant de sa caravane "UDPS" entre ses mains fermes, il a continué sa route, traversé les forêts sauvages, les marigots aux caïmans et les pièges des hiboux. Il s’est frayé des chemins dans les rocs et à travers les montagnes aux loups…pour venir en aide aux congolais en danger de mort !
Que le dialogue ait lieu ou non, Ét. Tshisekedi et l’UDPS auront déjà sonné l’alarme, afin d’éviter que la RDC ne se burundise.
Kâmona Kûmvua Kâmba, Tshiondo wa Mbîsha Balâla,
Richard Babadi