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ÉTIENNE TSHISEKEDI A DÉJÀ FAIT SON TEMPS

Si un footballeur a beaucoup plus besoin de ses jambes que de sa tête, un chanteur a beaucoup plus besoin de sa voix que de ses jambes et le politicien a beaucoup plus besoin de son cerveau que du reste de son corps.

Vieux de 84 ans d’âge, aujourd’hui (Joyeux Anniversaire) et 55 ans de vie politique. Le « vieux » a  traversé les âges et les générations.

De Kasavubu à Kanambe en passant par Mobutu et Kabila,

Le « Vieux » a tout vu, tout entendu, tout senti, tout touché, tout vécu, tout subi, tout enduré…

Le Congo, ses hommes et ses politiciens, ses besoins, et ses problèmes, ses aspirations, ses désidératas, il connaît. Il a donc fait son temps ?

ÉTIENNE TSHISEKEDI A DÉJÀ FAIT SON TEMPSÉTIENNE TSHISEKEDI A DÉJÀ FAIT SON TEMPS

Mais qu’est-ce « Avoir fait son temps » ?

N'être plus d'actualité. Être révolu et être hors d’usage en parlant d'une chose. N'être plus d'application et être dépassé en parlant d'une règle, d'une mode, etc.
« Ce vêtement a fait son temps. Ce prisonnier, a fait son temps »
(Figuré) Avoir terminé sa vie utile, en parlant d'une personne.
« Elle avait soixante-quinze ans, elle a fait son temps. »
Pélé, Maradonna, Kalala, Kidumu, Muntubile, Ndaye, Kibonge…n’avaient pas encore 40 ans quand ils ont cessé leur vie sportive (vie utile pour les fanas). Ils ont donc fait leur temps.


Docteur Kashala, malgré son  bel âge, ses grands diplômes, le volume de son carnet d’adresses et sa virginité politique, il n’a jamais fait son temps, politique, et la courbe de sa popularité (déjà très faible), ne fait que dégringoler.


Diabolisé et qualifié de vieux croulant, Robert Mugabe tient tous les jeunots politiciens ainsi que ses concitoyens à la gorge. Il continue à écrire l’histoire au temps présent, de sa main vieille de 90 ans, et de surcroit « alzheimerée ».


L.D.Kabila n’avait aucune ride quand il a brillé de milles feux, tiré des millions de pétards et marché sur des cadavres. Il s’est emparé d'un pouvoir qui, en l’espace d’un matin, a pris un sacré coup de vieux. Il s’est mis hors d’usage, et ce, avant même de disparaître dans son fauteuil du pouvoir. Il a donc fait son temps.

 

Qu’en est-il donc du politicien E.Tshisekedi ?

Son entrée en politique coïncide avec l’entrée du Congo dans le concert des nations libres.
Il reste, non seulement le politicien le plus actif de sa génération, mais aussi et surtout le seul à occuper, sans discontinuer, le devant de la scène politique, reléguant ainsi tous les jeunots politiciens au second plan.


La nature a horreur du vide, et les politiciens congolais (de second plan), sont jaloux du « trop plein » de succès du leader É.Tshisekedi.


Dépourvus d’esprit d’émulation, ces politiciens de second plan ont plutôt développé l’esprit de Caïn, de Judas, de Brutus et de « Terminator ».

Ils sont incapables de communier avec le peuple, d'affronter les difficultés et de se surpasser. Ils sont incapables de parler d’une seule voix, sauf quand il faut vilipender, diaboliser et fabriquer des faux procès contre celui (E.Tshisekedi) qui leur "scie, les côtes de popularité", et qui les empêche d’émerger politiquement.

Mais ils rivalisent d’adresse, d’arrogance et d’esprit malveillant, et crient plus fort dans des vidéos concoctés par des journaleux «coupagistes», pour se vendre en monnaie forte.
Ils ont beau brailler, mais aux yeux du peuple congolais, ils ont tout faux, car pour le peuple, c’est É.Tshisekedi d’abord ! Et Tshisekedi de leur rendre la pareille : "Le peuple d’abord"! Donc, E. Tshisekedi est dans le peuple, comme le peuple est en lui.


Projet de société : le peuple d'abord

Le peuple d’abord n’est pas un slogan, mais tout un projet de société, toute une vision.

Pour renforcer cette vision, la nature a commencé par faire de lui (É.Tshisekedi) un Commissaire général (ministre spécial), alors qu’il était encore étudiant. Et puis, Ministre plusieurs fois sous Mobutu.

On verra donc cette vision commencer à poindre le bout du nez à travers le Manifeste de la N’Selé, les constitutions de 1964 et 1967, ainsi que lors des interpellations parlementaires entre 1978 et 1980.

Mobutu qui a cru plier et étouffer cette vision en a pris plein la figure avec les 52 pages de la lettre des treize parlementaires, suivies de la « conception maculée » de sang de l’UDPS. Nous sommes en 1982.


E. Tshisekedi : nkolo masolo ou légende vivante

L’homme (E.Tshisekedi) est certes entré dans l’histoire du Congo depuis 1960, mais la lettre de 52 pages (1980), la naissance de l’UDPS (1982), sa vision, ses idées, son courage, sa constance, sa détermination, son abnégation ont fini par le placer au centre de l’histoire (Nkolo masolo), et ont fait de lui une véritable légende vivante.

L’homme a un début et une fin, mais une légende elle, a un début, mais pas une fin !

Ainsi, la Passion de Jésus a duré l’espace de 3 jours. Les tortures de P.Lumumba, l’espace d’une journée. Mais le martyre d’É.Tshisekedi, l’espace de sa vie.

Pour n'avoir pas vaincu le martyr É.Tshisekedi physiquement, les coalisés (la dynastie afdélienne, la dynamite de l’opposition, Terminator Ngbanda, la confrérie des caïnites et les politiciens de pacotille) l'ont soumis à un martyre dans sa forme psychologique la plus féroce et la plus répugnante (assignations à résidence, vilipendes, manipulations, affabulations,  intox,  faux procès, campagnes de salissement ).
Comme les bons criminels qui rentrent sur les lieux de leurs crimes pour effacer les traces, les coalisés sont rentrés sur leurs pas. Par toutes sortes des stratagèmes, ils se sont mis à effacer et à réécrire, selon leur goût, les faits relatifs au combat d’É.Tshisekedi, et surtout, à déchirer les pages les plus illustratives.

C’est de cette logique complotiste, négationniste, révisionniste, obscurantiste, détshisekediste qu’est né le fameux «É.Tshisekedi a déjà fait son temps».


Complotistes anti-Tshisekedi et shégués, même style

Voici comment les complotistes parlent d'E. Tshisekedi : 
« On sait qu’É.Tshisekedi a été jeté dans des prisons les plus dangereuses où il avait comme voisins des serpents et des scorpions venimeux, qu’il s’est battu avec la soldatesque de Mobutu sur le pont Cabu, qu’il a affronté les hiboux du Terminator dans la rue, et qu’il a fait pleurer Mobutu. On l’aime, on l’a soutenu en 2011, mais tout ça, c’est de l’histoire. Il est déjà vieux, il faut qu’il laisse la politique aux jeunes. »

Si on me l’avait raconté et que je ne l’avais pas moi-même entendu des intellectuels et autres observateurs et analystes politiques, j'aurais dit que ça vient des «shegués».

Pour avoir côtoyé ces jeunes de la rue pendant 3 ans, tant au niveau du rond-point Victoire qu'aux alentours du stade du 20 mai, je dois dire que je connais bien leur vie au quotidien, laquelle se résume à survivance, bagarres, gros mots et arrestations.
Mais je connais aussi leur façon de parler. En effet, lorsqu'ils décrivent une histoire et la font courir sur tout Kin, ils commencent par la réduire à leur monde. Puis ils la théâtralisent, la subliment et la rendent encore plus attachante. Les kinois ont trouvé le terme adéquat  pour caractériser le parler des shégués. Quand ils disent : baz’olat’ango, cela signifie littéralement qu'ils portent cette histoire comme un vêtement. Disons qu'ils en sont tellement bien imprégnés et qu'ils la restituent à leur manière, avec leurs mots et leur gestuel.

Mais lorsque nos intellectuels imitent les shégués, en réduisant et limitant la politique à la résistance, celle par exemple qu’É.Tshisekedi a opposée aux criminels, il y a lieu de s’inquiéter.


L’âge !

Si ça ne dépendait que de ça, les jeunes Kasavubu, Lumumba, Mobutu et Kabila auraient hissé le Congo au rang des pays en développement, et les jeunots Kanambe, Matata, Minaku…auraient fait du Congo un pays émergent.

Quant aux congolais, ils seraient respectés au monde et qualifiés des patriotes pour leur politique basée sur le rajeunissement de leur classe politique tandis, que les algériens et les tunisiens seraient qualifiés de non-patriotes pour avoir jeté leur dévolu sur des octogénaires. Et l’Afrique serait sur le banc des accusés pour avoir désigné R.Mugabe, un nonagénaire à la tête de l’Afrique par le biais de sa désignation à la présidence de l'Union Africaine.


Soutien à É.Tshisekedi en 2011!

À ceux qui le clament et déclament, j’ai envie de leur dire qu’ils ne tromperont personne. Ils n’ont jamais eu l’âme de l’UDPS, et ils n’ont pas voté pour lui en 2011. Et même si É.Tshisekedi avait 40 ans aujourd’hui, ils lui inventeraient d’autres griefs pour ne pas voter pour lui.

Le problème, ce n’est pas son âge, mais sa popularité qui les empêche d’émerger. Ainsi ils ont peur de tout ce qui le concerne : ombre, signature, voix, image et surtout son nom.

Tout sur le terrain prouve qu’É.Tshisekedi n’a pas déjà fait son temps, mais qu’il est encore dans le temps et entrain d’écrire l’histoire en lettre d’or :

Avant-hier, il a dit non à Mobutu, alors que tous ses collègues fondateurs de l’UDPS avaient regagné le MPR et avaient même été nommés qui Ministre, qui PDG.

Hier, il a combattu L.D.Kabila et a refusé de courber l’échine devant lui.

Après L.D.Kabila, c’est le tour de Kanambe : non seulement il ne s’est pas plié, à l’issue du Dialogue Inter-Congolais comme tous ces membres de la dynamite de l’opposition, pour se faire nommer député, PDG, ministre ou vice-président, il l’a surtout battu à l’élection présidentielle de 2011.

Et si cette élection de 2011 (pendant qu’il avait été  donné pour dépassé, fini et mort une année avant) appartient aussi à l’histoire, et que la corruption de certains cadres (de la Confrérie des Caïnites) de l’UDPS, ainsi que la coalition qu’ils ont montée contre lui (É.Tshisekedi) et sa famille ne sont qu’un jeu d’enfants, s’amusant à jeter des cailloux dans un arbre qui ne porte aucun fruit, que dire alors de sa « Feuille de route ? »


Feuille de route

Je disais, si tout ce que je viens de décrire appartient aussi à l’histoire, que dire donc de sa « Feuille de route », écrite seulement en février 2015, cette boussole qu’ils ont tenté de déboussoler et de tourner en dérision ?

« C’est une feuille de chou. Kabila et la Communauté internationale n’en font d’ailleurs pas cas », s’amusaient-ils à ironiser comme des enfants qui ne vivent que du présent et qui ne savent pas ce que le lendemain leur réserve.

Mais quand Kabila, le 1er concerné, pris à la gorge, court vers l’UDPS, ils sont dans tous leurs états.

« L’UDPS a trahi le peuple. É.Tshisekedi n’en sait rien, c’est Félix Tshisekedi qui est à la base de tout. Il se bat pour être 1er Ministre. On lui a donné 2 millions de $. »

Quand É.Tshisekedi fait entendre sa voix, ça crie sur tous les toits.

Y a-t-il quelqu’un pour m’expliquer comment peut-on être le 1er à réclamer le dialogue (Voir feuille de route de février 2015) auprès de la Communauté Internationale, et s’entendre dire quelques mois plus tard, quand on reçoit celui (Kabila) qui a accepté de dialoguer, qu’on s’est fait convaincre par sa famille, parce que corrompue avec 7 millions de $ ?

Pire, quand cette personne-là (É.Tshisekedi) se retire du pré-dialogue, pour ne pas cautionner ce dont on l’accuse, injustement, il n’y a ni demande d’excuse, ni applaudissement, au contraire, on invente d’autres accusations.

Tout ça contre quelqu’un qu’on a déjà destitué, tué, enterré et dont on dit qu'il a déjà fait son temps ! Vous y comprenez quelque chose ?

ÉTIENNE TSHISEKEDI A DÉJÀ FAIT SON TEMPS

Bien sûr que oui ! Ce sont là, les effets de la Feuille de route. Un véritable « mbata ya mukolo » qui fait démanger, convulser et délirer, et qui rend bête et idiot d’une façon irréversible.

 

Kâmona Kûmvua Kâmba, Tshiondo wa Mbîsha Balâla, Richard Babadi

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