16 Janvier 2016
Les salauds sont entrain de brûler la Feuille de route, ensuite ils vont laisser derrière eux le feu sur la route, pour enfin crier au feu !
Les politicailleurs obscurantistes et négationnistes ont croisé les doigts. Ils ne voulaient pas qu'on parle des braves qui ont été au cœur des événements de 2015. Mais ils avaient oublié qu'on ne cache jamais une lampe allumée en dessous d'une table.
Ils avaient également oublié que les feux le long des rues ne sont pas aussi forts que les feux des voitures; de même que leur positionnement sur la route des élections ne peuvent concurrencer la Feuille de route de E.Tshisekedi wa Mulumba, personnalité de l'année 2015 en RDC.
Et tout sur terrain prouve que 2015 a eu son héros, mais aussi ses salauds politiques; car pendant que le dialogue, la Feuille de route, Etienne Tshisekedi et l'UDPS attiraient les projecteurs sur eux le long de l'année 2015, les salauds politiques eux restaient en embuscade pour leur lancer des projectiles.
C'est dans l'ordre des choses, diront les fatalistes. Là où certains veulent la paix, la préparent et la répandent, il y en a d'autres qui vivent de la guerre, qui la préparent et la partagent en toute ruse.
Ce ne sont pas des mots en l'air, mais plutôt des maux qui ont réellement foutu 2015 en l'air et dont les auteurs sont à plus ou moins trois :
1. Joseph Kabila
Pour arriver à concrétiser son plan 2015, le tueur en série, par "l'Esprit de mort interposé " a réduit au silence tout esprit qui n'a pas adoré son nom entre le 19 et le 21 janvier.
Comme si tuer ne suffisait pas, il a emporté tous les cadavres et les a jeté nuitamment dans une fosse commune.
Quand on est capable de tuer et d'emporter ses victimes, tenter de s'approprier le dialogue sans payer les droits d'auteur à son initiateur n'est qu'un jeu (dixit Lisanga Bonganga). De même, mentir sur ses origines en est un autre.
Evidemment c'est sa façon de faire croire à l'opinion qu'il était pour le dialogue. Le monstre, par ce geste, il n'a fait rien d'autres que mettre ses collabos à contribution pour diaboliser l'UDPS et son leader.
Et pendant ce temps, ses nègres de service s'évertuaient à vider la Feuille de route de son contenu, et surtout, à énerver les congolais afin de les pousser à quitter l'arbre à palabre (dialogue) pour la rue, là où sont postés les kalachnikovs.
Mais après avoir constaté que les congolais ne croient plus aux rumeurs, comme celles faisant état de la corruption et du partage de pouvoir entre l'UDPS et Kabila, ses nègres de service ont trouvé une autre bouillabaisse : ils présentent l'UDPS comme un parti en proie aux contradictions. "... alors que son parti se déchire sur la position à tenir face au dialogue proposé par le président Joseph Kabila... Tantôt oui, tantôt non" , s'amusent-ils à répéter.
Mais pour peu qu'on soit honnête et de bonne foi, on sait que l'UDPS est pour un dialogue sous la médiation internationale et dans le respect de la Constitution, et que son désaccord porte sur un dialogue made in Kabila, prélude au "glissement".
2. Vital Kamerhe Rwakanyasigize
Fourbe comme Scapin (dans Les Fourberies de Scapin, une comédie signée Molière), le vital roublard aborde 2015 par un de ses numéros de prestidigitation politique :
- il prétend envoyer du monde dans la rue entre le 19 et le 21 janvier, c'est d'un.
- pendant ce temps, il fait assurer sa sécurité par la milice kabiliste, et de deux.
- et enfin de trois, il fait croire aux médias que les hommes de "l'Esprit de mort" l'avaient empêché de sortir pour marcher à coté des congolais.
Hypocrite et surtout cynique, il crie à la victoire du peuple, alors qu'il y'a eu des centaines de morts, sans que son action n'ait fait reculer Kabila, lequel en revanche a redirigé son curseur vers d'autres pistes beaucoup moins repérables.
Il a fallu que la Feuille de route débarque pour que les masques tombent. Kamerhe (et ses camarades de la dynamite de l'opposition) qui avait fait du dialogue son cheval de bataille quelques mois plus tôt ne voulait plus le sentir. Sans transition, il a fait du dialogue son mouton noir et des Tshisekedi ses bêtes noires.
Avec le temps tout le monde a fini par comprendre que le problème n'est pas le dialogue, mais les exigences de la Feuille de route. Un véritable épouvantail, même pour les chauves-souris.
Ou bien on est un muana ndeke, et on s'aligne derrière Kabila, ou alors on est un muana mboka, et on s'aligne derrière Tshisekedi. Mais pas les deux à la fois. On ne doit plus tout foutre en l'air comme ils l'ont fait à la CNS, et au DIC à Sun City. Kamerhe l'avoue lui-même, mais à sa manière :
« Dans le message du président Etienne Tshisekedi, il sera question d’éviter le chaos de 2011, ce qui est une très bonne chose. Mais en même temps, il revendique l’imperium du pouvoir ! Peut-être que c’est l’occasion pour que les deux présidents se mettent ensemble pour nous créer un environnement propice pour de bonnes élections en 2016. Nous leur souhaitons bonne chance dans leur dialogue. »
3. Ngbanda le Terminator
Déjà enfant, on l'appelait Wa-Nvene (Menteur dans son dialecte).
Ngbanda, un véritable mensonge fait homme. Le mensonge étant le plus laid de tous les vices, Ngbanda reste le plus laid, au propre et au figuré.
Jamais un congolais n'a menti comme lui en 2015.
S'il n'a pas importuné les congolais avec ses histoires des complots contre lui pour se faire aussi important, il a ramassé celles concernant Kabila. Il leur a donné sa touche personnelle et les a présenté comme des documents ultrasecrets exfiltrés par ses hommes infiltrés dans les services de renseignement de Kabila.
Douteux, un monsieur s'est interrogé :
"Comment peut-on tout connaître de Kabila jusqu'à savoir ce qui se passe dans sa chambre à coucher et ne pas arriver à lui faire un coup d'état ? "
Il y a donc doute quant au combat de Ngbanda contre Kabila. Ceux qui doutaient que ce n'est pas lui qui avait fait dire à Mobutu que "Motu mosusu, mais muluba wana te " , n'ont qu'à analyser son comportement actuel, et par exemple le cas suivant :
lorsque Muanda Nsemi (un autre cas d'école) a plaidé urbi et orbi pour une transition dirigée par Kabila, et par lui-même comme Vice-président, il n'a essuyé aucune critique de la part de Ngbanda ; mais il a suffi que les Tshisekedi prononcent la première syllabe du mot Dialogue pour voir Ngbanda lâcher son venin et ses hiboux (les faux résistants et braillards corrompus).
Mais avez-vous déjà vu dans quel état se met Ngbanda quand il s'attaque aux Tshisekedi ?
Sous la poussée d'adrénaline, l'homme perd le nord. Il délire. Il bave. Il postillonne jusqu'à ce que les lèvres et la bouche se dessèchent, et que son visage s'enlaidisse à la zombie.
Pour certains de ses mensonges, il a essayé de se dédouaner prétextant que c'est grâce à ses dénonciations que les coups préparés n'ont pas marché. Tandis que concernant la corruption dont il a accusé les Tshisekedi, il a perdu son latin.
L'assurance avec laquelle il avait dénoncé les dits faits s'étant avérée son ennemie, il tient donc à faire de l'oubli des congolais son allié.
C'est un coup raté ! Tous les congolais n'ont pas la mémoire courte. On se rappelle encore comme hier qu'il a dit :
"On a donné 2 Mlns $ US à Félix Tshisekedi pour qu'il soit nommé 1er Ministre."
Comme s'il avait déjà oublié cet épisode, il vient encore nous importuner avec une histoire aussi loufoque qu'abracadabrante selon laquelle le même Félix devait convaincre Etienne Tshisekedi de déclarer officiellement avant le 30 juin qu'il va participer au dialogue, moyennant 7 mlns de $ US. Bien entendu, en cas d'échec, ce serait un remboursement. Lelo tokomi wapi ?
Mon voisin de gauche doutait du niveau des connaissances politiques de Wa-Nvene, je lui ai dit qu'il se trompait et que l'homme sait bien que le dialogue dont parle Kabila n'est pas celui dont les Tshisekedi et l'UDPS parlent. Son problème est plutôt à ce niveau : "Motu mosusu, mais Tshisekedi te"
NB: Je comprends la déception de ceux qui ont voulu voir les membres de la Confrérie des Caïnites figurer aussi sur la liste. Il est vrai qu'on a aussi affaire aux salauds politiques qui ont fait très mal à 2015, mais si je ne les ai pas retenus c'est parce que ce sont des "gaillards zéro". Ils ne pèsent rien, ni individuellement, ni collectivement.
Ceux qui mourront, mourront; tandis que ceux qui y échapperont, se réveilleront en pleine transition. C'est alors qu'ils verront tous les Kamerhe, Ngbanda, Fayulu, Z'ahidi Ngoma, Ruberwa...se bousculer à la porte d'un "dialogue fourre-tout", munis d'un attaché-case portant une inscription plus que révélatrice : "Personne n'ayant gagné les élections, nous avons tous droit au partage du gâteau"
Kâmona kûmvua kâmba, Tshiondo wa Mbîsha balâla, R.B