21 Septembre 2015
Ière partie
Etienne Tshisekedi, un Dieu?
A-t-on déjà suivi une discussion entre combattants de l'UDPS et membres d'autres partis politiques sans qu'on ait entendu ces derniers qualifier les premiers de fanatiques et de flatteurs?
Combien de fois n'a-t-on pas entendu les membres des autres partis politiques dire des combattants de l'UDPS qu'ils font de Tshisekedi un Dieu ou qu'ils le prennent pour Dieu le père ou Jésus Christ?
Y a-t-il vraiment quelqu'un qui n'ait jamais entendu dire : «Tshisekedi, votre Dieu là, votre Jésus là...?»
Répondre à cette question c'est s'en poser d'autres, notamment:
Les combattants de l'UDPS, ont-ils déjà à leur niveau, prétendu que Tshisekedi est Dieu ou quelque chose de ce genre? Qui est Dieu? Qui est fanatique? Qui est flatteur? Comment en est-on arrivé là?
S'il est vrai que tous les hommes politiques, à travers le monde, n'échappent pas aux critiques, il est aussi vrai que les critiques formulées dépendent de la culture politique de chaque peuple.
Entrer en politique (Etienne Tshisekedi) presque au même moment que son pays accède à son indépendance. Y occuper des postes importants, y jouer des rôles capitaux, s'imposer sur l'échiquier politique, demeurer incontournable et se faire porter sans discontinuer dans le cœur de son peuple, c'est se confondre, bien entendu, à ce pays. Ce qui n'est pas pour plaire à certains. Mieux, ce qui fait la jalousie des autres acteurs politiques qui, relayés par leurs sbires, passent tout leur temps à vilipender Etienne Tshisekedi. Leur exercice favori, c'est lui inventer des faux procès à la Staline, surtout à l'approche d'importantes échéances politiques.
A-t-on déjà entendu E. Tshisekedi répondre à toutes ces vilénies, calomnies, affabulations, insultes...?
Il faut donc avoir le cœur de Caïn, être d'une mauvaise foi frisant la sorcellerie, et avoir l'âme du diable, pour répondre par l'affirmative.
Serein, impassible, imperturbable, en vrai homme d'état, le Sphinx de Limeté lui, continue son combat contre le système dictatorial et non contre des individus, et surtout pas contre leur vie privée et familiale.
Est-ce parce qu'il ne répond pas à toutes ces attaques calomnieuses que des gens habitués aux ragots, aux discussions oiseuses et de bas étage, se sentent considérés comme des imbéciles, et qu'ils sortent de leurs têtes tout ce qu'ils ont de plus vilain?
Est-ce parce que le Sphinx de Limété garde sa dignité et qu'il est incapable de descendre jusqu'à leur niveau qu'on dit de lui qu'il est hautain, et qu'il se prend pour le centre du monde?
N'a-t-on pas déjà remarqué que même les cadres de l'UDPS, quasiment tous, ne répondent presque pas à toutes ces attaques de bas étage, et que c'est la base et le peuple qui se chargent de rétablir la vérité?
Rétablir la vérité en démontrant ce que l'homme n'a pas du tout fait, et ce qu'il a réellement fait en concluant qu'il est «zéro faute», et en le comparant à Gandhi, Mandela et aussi à Moïse, est-ce le prendre pour un Dieu?
Évoquer le nom de Moïse qui n'est ni fils de Dieu ni Dieu lui-même, est-ce faire de Tshisekedi un Dieu?
Les critiques eux-mêmes n'appellent-ils pas aussi Tshisekedi, Moïse, quand ils ironisent que comme Moïse n'a pas vu la terre promise, Tshisekedi ne verra pas la Présidence du Congo lui revenir?
N'évoquer que le nom de Moïse, passant sous silence celui de Mandela, n'est-ce pas là, chercher à voir ce qu'ils veulent tout simplement voir? N'est-ce pas là de la malhonnêteté, intellectuelle, politique et de la mauvaise foi?
Peut-on nous dire selon quel principe démocratique il est interdit aux membres d'un Parti de défendre leur leader ou de répondre aux critiques en vue de rétablir la vérité?
Que cherchent-ils? Veulent-ils salir injustement et méchamment Tshisekedi sans qu'on ne le défende, afin que les congolais le mettent dans le même sac que des prétendus leaders aux mains sales et ensanglantées?
Dans quel dictionnaire, quel lexique politique, quelle encyclopédie est-ce qu'on définit le rétablissement de la vérité, et la défense de son leader comme étant le fanatisme ou la flatterie?
Si ceux qui défendent Etienne Tshisekedi sont des fanatiques et des flatteurs, que dire de ceux qui le vilipendent? Et pourquoi ces vilipendeurs encensent-ils leurs propres leaders? Cela n'est-il pas fanatisme et flatterie?
Qui est fanatique, qui est flatteur, est-ce celui qui répond aux critiques négatives, et qui défend son leader en démontrant réellement ce qu'il est, et ce qu'il a réellement fait, et ce qu'il n'est pas, et ce qu'il n'a jamais fait, ou celui qui, convaincu que son leader ne pèse pas lourd, invente des faux procès à la concurrence pour diminuer son poids politique, comme en mode «Ebeba pona biso nyonso!»
IIème Partie
Rendre à César ce qui est à César et à Dieu ce qui est à Dieu
Peut-on à la fois vilipender son leader et sa famille biologique, torpiller toutes ses décisions en recourant aux services de ses ennemis jurés, et prétendre lutter pour porter son parti au pouvoir et surtout se faire passer pour un cadre loyal et rationnel?
Répondre aux critiques, rétablir la vérité, défendre son parti, respecter son leader, sa famille, ses décisions et prier Dieu pour qu'il lui donne toujours la sagesse et la force, c'est user de ses libertés de pensée et d'expression, c'est être loyal au Parti et à ses engagements, et c'est aussi et surtout rendre à César - plutôt à Tshisekedi - ce qui lui appartient, et à Dieu ce qui est à Dieu.
Vous aurez compris que ce ne sont pas les combattants de l'UDPS qui prennent Tshisekedi pour un Dieu. Eux, lui redonnent plutôt ses lettres de noblesse. C'est par contre ceux qui crient tous les jours «votre Dieu là, votre Jésus là...» qui croient réellement que Tshisekedi est Dieu. Et pour bien comprendre cela, je vous renvoie à certains textes intemporels:
1. La folie de Dieu (Dieu et la folie)
2. La sagesse de ce monde est une folie devant Dieu et
la folie de ce monde est une sagesse devant Dieu.
3. Là où l'intelligence de l'homme s’arrête, là commence celle
de Dieu.
1. La folie
Si Mobutu fit envoyer Tshisekedi au CNPP, ce n'est pas parce qu'il voulut le rendre fou à la Staline et autres dictateurs qui envoient leurs adversaires dans des maisons psychiatriques, mais c'est parce que lui-même en fut convaincu.
Ayant réussi à corrompre presque tous les décideurs de ce monde, tous les politiciens congolais et tous les fondateurs de l'UDPS (à part Anaclet Makanda et Isidore Kanana qui étaient déjà morts), Mobutu ne put s'expliquer comment un étudiant qu'il a vu faire ses premiers pas en politique, un individu pas riche et issu d'une famille modeste, puisse rejeter catégoriquement ses offres. Pour lui, c'est de la pure folie.
Mobutu ne fut d'ailleurs pas le seul à voir les choses de cette manière là. Au Congo quand on ne fait pas des choses comme tout le monde, quand on refuse la corruption, quand on est honnête et intègre, on est traité soit de vantard, soit de yuma, soit de fou.
Moi, j'en ai déjà fait les frais. Tout le monde, presque, me traita de fou pour avoir réservé une fin de non recevoir à ma nomination en tant que Conseiller dans le cabinet politique de Kabongo wa Misasa (AFDL), alors Gouverneur du Kasai Oriental.
Un de mes grands frères est traité de yuma, parce qu'il n'accepte pas la corruption.
2. Dieu
Le colonisateur n'a amené que la Bible au Congo, mais, pas Dieu, celui-ci était déjà connu des congolais (nos ancêtres). Tout ce qui dépassait leur entendement et leur intelligence était du domaine de «Nganga» ou de Dieu (Nzambe, Mungu, Mvidi Mukulu). Et malgré toutes les études faites, l'entendement de nos compatriotes est resté au même diapason que nos ancêtres.
Voir un jeune étudiant faire ses premiers pas en politique, le voir jouer des rôles très importants sans discontinuer, le voir combattre tous les dictateurs de face sans une seule kalachnikov, apprendre qu'il a échappé aux empoisonnements...à la mort, le voir résister à la corruption, au chantage, aux menaces, aux tortures morales et physiques, le voir toujours en complicité sans faille avec le peuple pendant 50 ans, et continuellement sollicité pour prendre le destin du Congo entre ses mains malgré toutes les campagnes de salissures, toutes les trahisons, toutes les alliances montées contre lui (y compris contre son épouse, ses enfants, ses collaborateurs et tous ceux qui le défendent), pour eux, ce n'est donc pas normal. Ou c'est un "Nganga", ou c'est un Dieu.
Combien de fois n'a-t-on pas entendu dire : "Vieux wana aza pamba te. Aza na moto ya danzé." Ou des phrases comme: "Votre Dieu là! - Croyez-vous que c'est un Dieu?"
Peut-on à la fois vilipender son leader, sa famille biologique, et ses collaborateurs, et torpiller toutes ses décisions en recourant aux services de ses ennemis jurés, et prétendre lutter pour porter son parti au pouvoir, et surtout se faire passer pour un cadre loyal et rationnel?
Pourquoi salir l'image de son leader tout en le prenant pour un modèle tant dans ses enseignements que dans ses actions politiques?
Espérant que grâce à ce message, tous ces pharisiens politiques et autres membres de la Confrérie des Caïnites, comprendront que, comparer un homme, père de la Démocratie, homme d'état intègre, honnête, constant et visionnaire soit-il, à Dieu, le Créateur de tout, c'est provoquer son courroux. Car il dit dans Exode 20.7 «Tu n'invoqueras point le nom de l’Éternel, ton Dieu; car l’Éternel ne laissera point impuni celui qui invoque son nom en vain.»
Il n'y a que la vérité qui vous affranchira.
La vérité, c'est dans: www.udps-rdc.com
Kâmona Kûmvua Kâmba, Tshiondo wa Mbîsha Balâla, Richard Babadi