16 Décembre 2014

Si pour voir Jésus, Zacchée devrait monter dans l'arbre, son semblable Valentin Mubake lui, a rampé devant un muluba proche de Étienne Tshisekedi, pour faire partie de son dernier carré. Nous sommes là à la fin de la Conférence Nationale Souveraine.
Assis confortablement à la droite du chef, Valentin Mubake a commencé à rêver grand. Si les grénouilles tiennent à se faire aussi grosses que les boeufs, à fortiori les collaborateurs d'un chef !
Tenant à damer le pion aux autres, Mubake a fait le fourbe en faisant propager la nouvelle selon laquelle, le président Tshisekedi lui avait proposé la vice-présidence de la république qui devrait revenir à l'UDPS à l'issue du Dialogue Intercongolais de Sun City. Et comme on pouvait bien s'y attendre, la mayonnaise avait bien pris.
Rêver tout grand et en couleur, ça n'arrive pas qu'aux malades de syndrome de Napoléon, il faut aussi compter avec les collosses comme François Xavier Kalubi Beltshika qui est entré aussi à l'UDPS presqu'à la même époque que Mubake, en rampant, pour les postes et jamais par conviction. Si conviction, courage et amour du peuple y avaient, il signerait aussi la lettre de 52 pages. Que nenni ! L'homme avait préféré servir Mobutu et son ventre que servir d'abord le peuple.
Et quand il ( Beltshika ) apprendra que Étienne Tshisekedi s'était proposé de nommer V. Mubake à la vice-présidence de la république, afukamaki na makolo ya maman Marthe, mpe alelaki na munoko ya mboka. La pauvre ( qu'on traite aujourd'hui de tous les noms ) ! elle ne savait que faire pour essuyer les larmes de celui qui sera atteint plus tard du syndrome de Caïn...la suite est bien connue, un certain Zahidi Ngoma, avec la complicité de Kanambe et de certains faux opposants occupera ce poste, au grand dam de deux prétentieux qui se sépareront en se promettant sueur, larmes, sang, bosses et enfer.
Valentin Mubake, le syndrome de Napoléon et la loi suprême des caïnites.
Son syndrome à lui a la particularité non seulement de compenser sa taille par la soif de pouvoir, mais aussi et surtout à mener la guerre sans merci contre tous ceux qui, à ses yeux, semblent prendre l'ascendant sur lui ou lui faire ombrage.
Ce descendant de la race de David ( sans son esprit de Dieu ), de Napoléon Bonaparte, de Pépin le Bref et de Seti Yale a lui, le verbe facile et tranchant, de l'énergie à revendre, un tempérament conflictuel, une intelligence maléfique, le courage de Judas Iscariot, le coeur de Caïn et en volcan, l'âme de Brutus, un esprit revanchard et opère souvent dans des caves souterraines. Il traîne derrière lui des nombreuses victimes, à savoir :
1. Jean-Baptiste Bomanza, Gaston Dido et Eve Bazaiba. Opposés aux positions tranchées de Mubake, ils ont rejoint JP Bemba lors des élections de 2006. N'ayant pas trouvé leur compte, ils sont rentrés au bercail pour se buter contre un mur infranchissable dressé par le tout puissant président du Comité National de l'UDPS qui, en vérité, tenait à se défaire de JB. Bomanza dont la popularité montait du jour au jour.
2. Après avoir donné un coup de balai à Bomanza et compagnie, Mubake s'en est pris aussi, par ses milices interposées, au Secrétaire général Rémi Massamba dont la côte de popularité était en hausse. Massamba qui devrait préparer le 1er congrès du parti avec Mubake et qui ne voyait que de la fumée ira se plaindre auprès du président Tshisekedi. Invité à s'expliquer, Mubake enverra
3. Le président É.Tshisekedi est aussi à compter parmi ses victimes. Son crime c'est de l'avoir dessaisi du dossier congrès et surtout de l'avoir confié à son meilleur ennemi Beltshika. On ne marche pas sur les plates-bandes du tout puissant Napoléon impunément. Il a sans tarder lâché ses drogués des forces de progrès qui sont allés jusqu'à caillasser la voiture du président Tshisekedi au moment où il se rendait aux soins en Afrique du Sud.
4. En absence du président, Mubake pratiquera la politique de la terre brûlée. Il crachera des laves venues des volcans de son Kivu natal en direction de Alexis Mutanda, devenu secrétaire général et de Beltshika. Les pauvres originaires de la savane sont en débandade ( Twafu balumiana, kayeka aka kadi katubutula ). Si Alexis Mutanda a recouru à son diamant ( argent ) pour essayer de se défendre et réduire Mubake à sa plus simple taille, non, expression, Beltshika lui, comme toujours, kaka kofukama, kaka kolelalela na munoko ya mboka. N'ayant pas bénéficié d'un traitement de faveur de la part du président Tshisekedi, il se retournera contre lui et l'en voudra à mort. Akotaki ti na ba ndako ya nganga na Kingabwa...Incroyable, mais vrai !
Ce qui est aussi vrai est que le seul grand cadre du parti sur qui Mubake n'a pas craché ses laves, c'est Jacquemain Shabani. Est-ce parce qu'il vient aussi des pays volcaniques et qu'il a développé dès sa naissance une résistance aux laves ou parce qu'il est un invertébré ou parce qu'il a été mubakisé ? La réponse ne se trouve-t-elle pas dans cette conversation ?
Lors de sa nomination en tant que secrétaire général, un cadre s'adresse à Mubake :
" Mon cher Valentin, ne trouvez-vous pas que c'est trop de responsabilités pour son âge ! "
La réponse de Mubake :
" Ne vous en faites pas, Shabani, c'est notre jeune frère, nous allons l'encadrer, nous allons l'aider...c'est question de quelques temps."
Oui, le temps a fini par démontrer que Shabani a été tellement bien encadré qu'il est devenu l'unique secrétaire général à être mêlé dans le détournement de fonds du parti, qu'il a réussi avec brio son entrée à la confrérie et qu'il devenu aussi un grand gardien de la loi suprême des caïnites.
Fort de l'appui de Shabani ( la grande pièce qui lui manquait jusque là ), Mubake s'est mis à aborder la dernière ligne droite avec confiance...Nzambe alalaka te, il fut stoppé net. Shabani est relevé de ses fonctions pour détournement et remplacé par Bruno Mavungu à qui la confrérie n'a même pas donné le temps de commettre des erreurs. Dès sa nomination, il était déjà traité d'incompétent.
Comme poursuivi par un signe indien, la confrérie a vu un de ses grands maîtres, Claude Kiringa, représentant du parti au Canada, suspendu de ses fonctions d'une façon légale par son chef hiérarchique, Félix Tshisekedi qui, jusque là, fermait yeux et oreilles à certains manquements, à l'atteinte à l'honneur et à la dignité du président et de sa famille biologique et au travail de sabordage et de sape du parti, croyant que tous ceux qui se disent fidèles à l'idéal du parti et à son président le sont réellement, pensant que tous les humains sont capables de se repentir s'ils ont fauté et confondant sa culture, son éducation, sa réligion et son humanité avec la politique à la congolaise... le pauvre ! je crois qu'il vient là de comprendre qu'on ne fait pas la politique de la carotte avec les politicailleurs et diembelards politiques au bâton empoisonné.
" Suspendre...", disent les caïnites à basse voix, "...nous pouvons encore à moitié fermer les yeux, mais aller redynamiser le parti que nous tenions à maintenir dans la léthargie qui nous serait profitable et surtout prendre le bain de foule et se faire plébisciter comme le seul sauveur de l'UDPS après Étienne Tshisekedi, c'est inacceptable. "
Par ce fait, Félix Tshisekedi venait là d'enfreindre la loi suprême des caïnites selon laquelle " Nul ne peut ni prendre l'ascendant ni faire ombrage sur l'autre s'il n'est pas un des grands maîtres de la confrérie " Le verdict est sans équivoque et surtout sans appel : " À crime capital, peine capitale "
Sachant que les congolais n'avaleront pas des telles couleuvres, ils ont inventé comme ils pouvaient des griefs aussi loufoques que ridicules pour salir Félix et sa famille.
Biliaki Mubake na baninga na ye bikoki
Mubake et ses camarades de circonstance ( Kiringa, Vangu, Cilengi, Moleka, Shabani, Mpoyi, Kahungu, Kabukani, Beya, Kalonzo, Mpuila, Kashala, Vunuku, Nsenda, Panzu, Mbuyi et compagnie ) ont tellement fait mal au parti que l'esprit de leurs victimes ( Bomanza, Dido, Bazaiba, Massamba, Mutanda, Mavungu...), celui des vrais congolais, celui des vrais udpsiens, celui de tous les hommes épris de paix, de justice et de démocratie et celui des dieux de la politique se sont mis ensemble non seulement pour défendre l'UDPS, Étienne Tshisekedi, Bruno Mavungu mais aussi et surtout Félix Tshisekedi.
Batu oyo ya motema ya likunya basali calcul ya mabe makasi. Ils pouvaient s'en prendre aux autres, pas à Félix Tshisekedi qui ne leur a rien fait. Pas ce Félix qui a connu les rélégations, les emprisonnements, les intimidations, les confiscations des biens personnels, les bannissements et toutes sortes des souffrances morales, psychologiques, spirituelles et corporelles avec ses parents et ses frères pour l'UDPS et pour l'instauration de la justice, de la paix, de la liberté et de la démocratie au Congo. Mwana Nkoyi aza pe Nkoyi, ce ne sont pas ces moutons qui vont l'avaler. Ya mbala oyo esuki pona bango. D'ailleurs bayokanaka entre bango te. Nzambe azo confondre bango. Biliaki bango bikoki. Bango nyonso na bisika bikawuka.
Kâmona Kûnvua Kâmba, Tshiondo wa Mbîsha Balâla, Richard BABADI.