Chers compatriotes,
Moi Richard Babadi, le combattant infatigable et intraitable de la liberté et de la justice, je viens par la présente lettre, vous exprimer une de mes saintes colères, celle qui ne rentre jamais sans produire des effets.
En effet, je ne parviens pas à comprendre comment tous ces bons sieurs, bradés des titres des cadres de l'Udps, des conseillers et secrétaires nationaux en ceci et cela,des combattants, des licenciés, docteurs et ingénieurs ne comprennent-ils pas que leurs marches ont déjà fait leur temps et qu'il est plus que temps de les remplacer par des actions à la mesure de l'affront et du défi que Alias Kabila et collabos nous lancent.
La chloroquine, pour prendre l'exemple que tous peuvent comprendre pour en avoir avalé, elle a beau soigner la malaria, mais devant la persistance de celle-ci, les professionnels de la santé se sont résolus de la remplacer par la méchante quinine sous toutes ses versions (buvable, injectable...). On vous dira aussi que même celle-ci n'est plus éfficace !
Non, les marches ont déjà fait leur temps, elles ont fait fuir Mobutu de Kinshasa pour Bagdolite et Kawele. Elles ont déjà atteint leurs limites, leur summum et il y a bien longtemps qu'elles sont déjà en chute libre.
Dans quelle langue et sur quel ton faut-il parler pour expliquer à tous ces bons sieurs qui continuent à organiser ces improductives marches qui n'inquiètent outre mesure, tous ces criminels qui nous ont pris en otage et qui ne comprennent qu'un seul langage. Celui de kalachnikov.
Non chers bons sieurs, Alias Kabila et collabos n'ont pas peur de vos fameuses marches. Par contre, ils s'en moquent et rient à gorge déployée quand vous les organisez.
Persister, c'est donner raison à mon voisin d'en face qui est convaincu que ces marches s'organisent avec la bénédiction des usurpateurs en vue de distraire tout le monde.
Vous en remerciant par avance de l'attention que vous aurez portée à ma présente lettre, laissez-moi vous dire, chers compatriotes, que les marches sont déjà des produits périmés, avariés et impropres à la consommation et nuisibles à notre santé et à la santé publique.
Croyez chers compatriotes, à l'expression de mes sentiments forts patriotiques.
Patriotiquement votre, Richard Valentin Babadi