Rédigé par Richard Valentin Babadi et publié depuis
Overblog
Vers les années 1990. Où sommes-nous ? - À Bunia. Là, je me suis fais des amis rwandais...les copines, j'en ai eu. De ces relations, j'a appris des choses très importantes :
Ils avaient leur association, moi de mon côté avec mes amis, on avait la nôtre et il nous arrivait de jumeler nos activités. Quand nous on peinait à réunir notre part d'argent, eux avaient déjà tout entre leurs mains. Ça s'appelle prendre des choses au sérieux.
En entrant dans leurs confidences, j'ai appris que tous les tutsis, partout où ils étaient, même s'ils étaient à 5, ils côtisaient pour renverser Habyarimana. Ils prenaient la chose très au sérieux et les côtisations étaient très régulières et ne souffraient d'aucune faille.
Leurs réunions étaient très régulières et aussi très sérieuses. Le hasard avait voulu que j'assistasse une fois à une de leurs réunions ...parce que j'étais déjà là et comme on s'entendait à merveille et qu'ils avaient confiance en moi, ils m'ont prié de rester... Je n'avais jamais vu auparavant des jeunes gens ( élèves, étudiants et jeunes travailleurs dont le plus âgé n'avait que 34 ans ) se comporter avec tant de détermination, de responsabilité et de conscience...N'y a pas match, n'y a pas photo avec toutes les réunions des grandes personnalités congolaises ( Professeurs, intellos, cadres des partis politiques...) auxquelles j'ai déjà assisté. Le sérieux qu'il y avait dans leurs réunions, c'est celui que j'essayais d'instaurer dans mes rencontres avec les étudiants à Mbujimayi quand je m'occupais de la JUDPS.
Ces jeunes gens faisaient du départ de Habyarimana, leur affaire personnelle et il n'y avait aucun espace pour la distraction. Jamais j'ai vécu ça chez mes compatriotes... toujours complaisants. Tous les 3 mois, ils envoyaient tout ce qu'ils avaient récolté et il n'y avait jamais d'arriérés. Mais chez les congolais, non seulement il y a des arriérés de plusieurs mois, mais il y a toujours des détournements et cela, à chaque niveau. Sur 100 $, le chargé des récoltes prend 5 $ - le caissier s'arrange pour soutirer 10 $ - le chargé des finances s'entend avec le président sur le dos du vice-président ou vice-versa pour soutirer 20 $ et le responsable régional, à son tour prend aussi 30 $...ainsi de suite et au finish...avec un peu de chance le compte peut récevoir 20 $. Comment voulez-vous, nom de Dieu, vous en sortir de cet exclavagisme ! Toloba, toloba te...oh, oh, Richard Babadi, qu'est-ce qu'il croit ? - Il veut tout simplement se faire voir ! - Il veut se faire passer pour un donneur des léçons !
Bandeko, bobongwana...prenez la mesure du mal qui nous ronge, de la gangrène qui nous tue, de la peste qui nous ravage...personne ne viendra à notre secours...nous devons nous battre nous-même et c'est alors que Dieu viendra nous aider . Aide-toi et le ciel t'aidera !
Oui, je parlais du sérieux des jeunes rwandais. C'est le même sérieux qui se note dans les comportements de Paul Kagamé. La bête noire des congolais, ce vértébré aux nerfs d'acier, tout droit dans ses souliers, le conscient aux antipodes des congolais.
Paul Kagamé ne parle pas en l'air...quand il dit par exemple...si le Congo ne fait pas ça, j'envois les militaires. Cela veut dire qu'il a déjà envoyé. Quand il ne parle qu'une fois, les politiciens congolais mobilisent tous les médias pendant un mois. On ne doit pas négocier avec Kagamé, on doit l'attaquer. Et celui qui parle-là, ne connaît rien de l'armée, ni de son effectif ni ses moyens en terme de matériel et de morale. Voilà celui qui parle pour se faire voir. Richard Babadi lui, en dénonçant, il veut redresser les choses. ( Mwena tshilema tumubelela pa bantu, comme pour dire. Le fautif, on le corrige publiquement ). Décidément tous les congolais ne sont que des vuvuzélateurs. Kaka munoko, masolo ya bana mike, masanga, ndombolo, basi...kasi pona ba actions, tshijengu !
Contrairement aux congolais, les rwandais sont des vértébrés, des hommes qui savent ce qu'ils veulent et se donnent tous les moyens pour l'obtenir. Si c'est pour corrompre, ils le font. S'ils faut passer par leurs soeurs pour séduire, ils n'hésitent pas. S'ils faut manipuler, intoxiquer, semer la zizanie dans le camps adverse, négocier, empoisonner, tuer, violer, ils le font...bref, tous les moyens sont bons pourvus qu'ils obtiennent ce qu'ils cherchent. Chapeau bas !
Une petite gymnastique d'esprit :
On vous amène tous au Rwanda aujourd'hui et vous vous rendez compte que vous n'avez presque pas de richesses naturelles, que votre densité est de 10 habitants par mètre-carré et que selon les projections, dans quelques années à venir cette densité risque d'atteindre 20 habitants par mètre-carré et pendant que vous ne savez quoi faire, vous apprenez que votre voisin a des espaces et des richesses qu'il ne sait pas utiliser, que feriez-vous ? - La vie étant un combat, toute personne normale qui tient à la conservation de sa vie, de son espèce, agira dans le sens de se procurer de toutes ces choses. Quitte à l'autre de se protéger et c'est là qu'intervient le rapport de forces, la sélection naturelle où les plus aptes ( les rwandais ) survivent et les inconscients comme les congolais perdent plus de 6 millions de morts. Le bout du tunnel, demain c'est pas la veille...donc, on perdra encore d'avantage...suis pas un prophète de malheur, tout tient du comportement des congolais qui laisse à désirer...
C'est dire que, si vous aviez des couilles, vous feriez la même chose que les rwandais. D'ailleurs qu'est-ce que les rwandais font ( en terme d'atrocité ) que les congolais ne font pas ? - C'est une question posée aux lecteurs.
Et pendant ces temps, les congolais ne font que discutailler, tourner en rond, jeter le vénin du tribalisme, pleurnicher, se victimiser, jalouser, calomnier, trahir, injurier...et des gamineries du genre :
RDC, eloko ya makasi ( Ce eloko ya makasi a été battu en footbal par le Rwanda qui n'est même pas une terre de foot )
Le Rwanda est un petit pays qui n'a rien...
Paul Kagamé, squelette, fakir, mino libanda...
Les rwandais sont des criminels qui ont exporté leurs tueries, viols...au Congo...
Vous devez quand même vous gêner ! Et d'ailleurs vous parlez pour parler, une minute seule à seule avec une rwandaise bon sucre bon teint bonne structure vous suffit déjà pour dévoiler toutes les stratégies, trahir ses amis, vider la caisse de la communauté et promettre ciel, lune, étoiles et n'oublions pas le soleil.
Moi je n'ai rien contre les rwandais. Ce qu'ils font là, nous le ferions aussi si nous étions un peu plus conscients, déterminés, responsables...et qu'on aimait notre pays. Kagamé et les siens aiment leur pays. Ils le construisent tous les jours. Et les congolais eux, c'est le pillage, le détournement, le vol, la multiplication des harems, la haine, la jalouse, le tribalisme primaire...ata bayibaka, congolais ye, avidaka caisse nyonso...
Si les congolais pouvaient au moins prendre la mesure du danger qu'ils courent ! S'ils pouvaient au moins comprendre que Alias Kabila s'est déjà allié tous les chefs d'état ( sauf peut-être Sassou Nguesso ) qui nous entourent ( y ajouter Mugabé et Zuma ) et leur a donné le goût du Congo et non des congolais...la donne pouvait au moins changer. Mais, mais, on est très loin de le comprendre.
Ceci n'est pas une blague : mon voisin d'en face au carnet de visites bien fourni me dira un jour : " Tu sais quoi Richard, au moment où ça chauffait à Kin, Alias Kabila ira voir Zuma pour lui demander des hommes supplémentaires pour sa sécurité. L'homme aux multiples femmes officielles et officieuses esquissera un sourire en répondant. J'ai l'impression que vous ne connaissez pas les congolais. Il suffit d'installer quelques chars ( même sans munitions ) sur certains points névralgiques pour les dissuader . C'est ce que Alias Kabila fera à son retour...la suite, vous la connaissez, tous les kinois s'étaient terrés chez eux..."..Rions un peu : si c'était au Kasaï, vous entendriez les " Kalonji wa mamu, wamanya kupatuki, mbatutekela bingoma binena mu njila..."
Je parlais du tribalisme primaire, ouvrons un peu les parenthèses " à un congolais, on ne montre jamais la lune à l'aide d'un doigt, sinon c'est le doigt qu'il va regarder et non la lune. Cela se passe tous les jours sur ce net. Vous formulez des reproches à quelqu'un, au lieu de se faire un examen de conscience, essayer de se remettre en question et chercher à se repentir, il s'en prend de la manière la plus virulente à vos origines. L'affaire d'une personne devient l'affaire de toute une tribu...avec ça, toutes vos paroles relatives à la patrie et à la nation communes ne sont que des mensonges... et c'est vilain !...fermons vite les parenthèses "
Moi, Richard Babadi, je ne regarde jamais les origines de quelqu'un, je dénonce le mal...je dénonce le mal qui met en mal notre développement... je dénonce la distraction... je dénonce les traitres, je dénonce ceux qui, par leurs méthodes, nous prenent en ôtage et nous sacrifient !
Moi je ne m'en prends pas aux rwandais, je les admire, je les respecte et quand je les vois, je me dis : " Si nous congolais, on pouvait aussi être comme eux. Que faire pour être comme eux ? "
En attendant de vous voir, vous comporter aussi comme les rwandais, pour le bien de notre patrie, je vous lance à la figure, messieurs les compatriotes, mes sentiments les plus patriotiques.
Richard BABADI
Ces rwandais qu'on hait et que j'admire moi...chapeau bas !