11 Août 2017

Chers compatriotes,
D’aucun se demande jusqu’à quand continuerons-nous à abandonner le Congo entre les mains des individus sans parcours ?
Le pays ne peut être comparé au monde musical de Koffi Olomide et Werrason. Il ne s'agit pas non plus du "théâtre de chez nous" avec ses "Vu de loin", Maman Kalunga et Pulupulu. Encore moins du football, de Vita club, de Renaissance et de leurs hooligans... et même pas des qataris et des supporters de Paris Saint-Germain qui, pour avoir débauché Neymar, rêvent déjà de la victoire en Champions league, oubliant que celui-ci n’est pas celui qui a offert tant de titres à Barça. Nous parlons plutôt de tout un pays et de l'avenir de tout un peuple.
Soyons donc conséquents !
Ce n'est donc pas parce que Mobutu nous a fait chanter le "Djaleo", que J.D.Kabila nous a fait danser le "Ndombolo" et que J.Kabila nous a fait don des "BMW" que nous devons courir à 210 km/h, yeux fermés, derrière des individus sans scrupule et sans parcours !
Si le "parcours" se définit comme étant un itinéraire ou un trajet suivi par quelqu'un (ou quelque chose) ou un ensemble des étapes par lesquelles passe quelqu'un (ou quelque chose), celui des politiciens congolais aura été effectué à rebours.
Rebours et retors, les observateurs/analystes politiques et politiciens congolais le sont au plus haut degré. Quand ils ne tiennent pas leurs engagements, ils tiennent les autres pour responsables de leurs échecs. Le bouc émissaire est ainsi vite trouvé:"La crise congolaise post-dipanda", diront-ils, "est due au manque de cadres universitaires et de l’impréparation à la gestion de la res-publica".
Mais si cette crise est entrée par ce trou (pénurie de cadres universitaires), pourquoi n’est-elle pas sortie ou ne s’est-elle pas diluée à l’arrivée remarquable, significative et incontestée des universitaires aux CV costauds et longs comme mon bras ? - Pourquoi cette fameuse crise, de Mobutu aux Kabila (père et fils adoptif), est-elle allée crescendo ?
Même si la qualité de l’enseignement et des diplômes pose problème, la quantité des diplômés elle n’en pose plus, puisque le marché en est déjà inondé.
S’il y a quelqu’un qui ne peut pas se plaindre en la matière, c’est bien J.Kabila, car il est entouré d’universitaires, d’idéologues lumumbistes et nationalistes ainsi que des grands fonctionnaires de renommée internationale, parmi eux, certains avaient déjà servi du temps de Mobutu et de L.D.Kabila. En plus, il s’est aussi entouré des jeunes dont on dit qu’ils ont la fraîcheur et la vigueur.
D’où provient la crise congolaise ?
Mais en dépit de tout cela, la crise suit inexorablement son bonhomme de chemin, laissant derrière elle des corps sans vie (physique, économique, sociale…). D’où la question de savoir si la crise congolaise ne viendrait pas d’ailleurs ?
En effet, rien ne prouve que c’est parce que tous les présidents congolais successifs ne sont pas des universitaires et que Joseph Kabila est un non-instruit, que la crise congolaise est allée crescendo. Tout indique que c’est plutôt la moralité des présidents et de leurs collaborateurs qui sont en cause. On l'aura compris. Kabila ne vole pas et ne tue pas parce qu'il est sans-instruction, mais parce qu'il est sans éducation.
En effet, quand Mobutu a dénoncé le "mal zaïrois", les congolais lambdas ont traduit:"ba intellectuels batu babomi mbok’oyo !"
Quant à J.Kabila, avait-il compris que ses fameux professeurs d’université, ses hauts fonctionnaires et ses fameux intellectuels formés à travers les grandes universités du monde n’ont rien d’autres que leurs connaissances livresques ? Aussi s’était-il écrié:"J’ai besoin de dix ou quinze hommes pour changer le pays".
Mais au sujet de la moralité, lui qui a passé sa jeunesse dans la rue s’est rendu compte qu’il n’avait rien à les envier. Autant il (Kabila) vole et tue, autant ses collabos intellos (Boshab, Mungalu, Kalev, Ngbanda, Bisengimana, Kanyama et tant d'autres officiers et civils...) volent et tuent.
Ceux qui se targuent d’avoir des parcours et des expériences, n’en ont pas qui vaillent réellement la peine. Le parcours et l’expérience ne sont pas le nombre d’années passées quelque part, mais plutôt les connaissances réellement acquises ainsi que l’intérêt pour le peuple – d’abord – et la bonne marche du pays.
Oui, tout comme l’habit ne fait pas le moine, le diplôme ne confère pas automatiquement les connaissances. Ceux qui exhibent ostentatoirement des parchemins tout en se cachant derrière, dissimulent en réalité leurs insuffisances et leur immoralité. C’est exactement comme ces fameux moines qui tiennent à se faire reconnaître par les habits. En réalité ce sont des "faux têtes", des faux chauves, des faux nationalistes, des faux tshisekedistes,…, mais des vrais kamerhéons.
Ils ont beau faire des longs parcours (académiques et professionnels), envahir les médias et les réseaux sociaux, parler haut et fort pour se faire voir et entendre, ils ne sauront pas concilier leurs connaissances livresques avec le savoir-faire, le savoir-être et le savoir-vivre, parce que ce sont des monstres sans foi ni loi.
Qu’en est-il de Félix Tshisekedi dont on dit qu’il est sans parcours ?
Félix Tshisekedi a fait ses études de gestion et communication en Belgique. Il a travaillé à la poste du même pays avant de créer sa propre entreprise de messagerie. Il a déjà eu l’occasion d’en parler plus d’une fois devant certains médias.
Déclamer urbi et orbi qu’il est sans parcours et sans expériences parce qu’il n’a pris ni la route de Harvard, ni celle de la Sorbonne, ni celle du Mont Amba, ou encore parce qu’il n’a jamais porté des maroquins ministériels ou n’est jamais passé par l’Ogefrem, l’Onatra, le FMI et l’Unesco, c’est faire non seulement preuve de mauvaise foi, mais aussi et surtout d’une haine, d’une jalousie et d’une méchanceté diaboliques.
On connaît tous ces railleurs, tous ces sans-foi et sans-morale qui vivent au dépens des criminels Kabila, Ngbanda, Badiengila alias Ne Muanda Nsemi, Kamerhéon et autres transfuges de l’UDPS et collabos tapis à l’ombre.
N’ont-ils pas combattu E.Tshisekedi ainsi que "son corps sans vie", de la manière la plus diabolique du monde ? Alors que lui est pourtant passé par le Mont Amba, qu’il a plusieurs fois porté des maroquins ministériels et qu’il a sacrifié sa vie pour son peuple ! S’ils ont combattu E.Tshisekedi avec une telle sauvagerie, épargneront-ils Félix? - Mon œil !
Mais ils ne sont pas si bêtes, ces haineux, ces jaloux, ces vagabonds, ces béotiens et shegués politiques. Ils savent bien que Félix n’avait pas besoin ni d’un passage à Harvard pour sa culture, ni de sacrifier et trahir les siens pour porter des maroquins ministériels piégés et empoisonnés. Ils savent plutôt qu’en plus d’avoir hérité des valeurs démocratiques, éthiques et humaines at home, Félix a emprunté un parcours de combattant de la liberté, de la justice, de la paix et du développement au sein de la Haute École de l’UDPS.
Conclusion
Les Hérode des temps modernes savent déjà que Tshisekedi fils a pour mission de sauver le peuple congolais. Quoi de plus normal pour eux que de chercher à le nuire par tous les moyens.
Kâmona Kûmvua Kâmba, Tshiondo wa Mbîsha Balâla