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TOUT EST ACCOMPLI ! LA CRISE A FRAPPE AU COEUR DU RASSEMBLEMENT.

Ce que nous craignons, c'est ce qui nous arrive; 
Ce que nous redoutons, c'est ce qui nous atteint. 

 
Nous venons donc d’atteindre le boulevard de la 
balkanisation. Là, les pirates ont déjà démonté tous 
les signaux d’interdiction et de danger, les dos d’âne 
et toutes sortes de ralentisseurs. 
La digue vient de céder le 1er février, laissant la folle 
machine, «le Congo», dans sa folle course, rouler 
vers l’abîme. 
D’une force incroyable, on nous pousse dans le dos. Il 
n’est plus question des nébuleuses, ni des forces 
invisibles, mais des forces visibles. De ces barbares 
incultes et de ces iconoclastes politiques qui ne 
respectent que leurs ventres. S'ils se rassemblent 
autour d’une chose, c’est pour se contredire, se 
diviser et pour finir par se séparer. 
 
Le Rassemblement et la séparation 
  
Créé pour barrer la route à Kabila et à ses collabos, le 
Rassemblement, cette structure mi-chèvre mi-choux, 
va-t-il vivre ce que vivent les roses, soit l’espace d’un 
matin? 
Le matin, dit Voltaire, c’est comme la vérité, tous les 
deux finissent par s’éclaircir avec le temps.   
Oui, c’est donc venu le temps des reniements. Le 
temps que les prophètes de malheur attendaient pour 
voir comment les derniers dinosaures de la kabilie 
(G7) allaient trahir leur serment de Genval. Mais ils 
furent frappés de stupeur quand ils verront quelques 
politiciens se proclamant du premier régiment des 
tshisekedistes, quitter le navire avec armes et 
bagages. 
Si quitter le navire c’est aussi user de son droit, prêter 
les armes aux pirates en embuscade (la kabilie), ce 
n’est certainement pas abuser de son droit, c’est 
désabuser ses camarades, c’est désacraliser toute la 
lutte d’E.Tshisekedi, c’est aussi sacrifier tout un 
peuple à ses bourreaux. 
  
Une crise qui ne vient pas de nulle part 
 
Si les camarades de Olenghankoy ont raison de se 
méfier de P. Lumbi, parce qu’il a été conseiller de 
Kabila en matière de sécurité dans un passé très 
récent, l’opinion publique n’a pas aussi tort quand elle 
dit ne pas aussi faire confiance aux camarades de 
Olenghankoy qui tous, ont collaboré d’une façon ou 
d’une autre avec Kabila contre E. Tshisekedi, l’UDPS 
et le peuple ! 
Le cas le plus illustratif, c’est celui de Olenghankoy 
lui-même. Désigné pour représenter l’opposition au 
sein du Comité de suivi du DIC tenu à Sun City, 
Olenghankoy complotera avec Kabila et Bemba pour 
nommer Zahidi Ngoma au poste de vice-président 
réservé à l’opposition en lieu et place d’E. Tshisekedi. 
Ceci n’explique-t-il pas cela quand le même 
Olenghankoy entre en dissidence contre ses amis du 
Rassop et se démène comme un diable dans un 
bénitier pour présider l’actuel Comité de suivi qui, 
cette-fois a plus de poids que celui de 2003 ? 
 
En sus, autant nous nous questionnons aussi sur 
«l’opposabilité» actuelle de P. Lumbi, autant nous 
nous demandons si Olenghankoy et ses camarades 
ne contestent pas P. Lumbi, parce qu’il en sait peut-
être trop (en sa qualité d’ex Conseiller de Kabila en 
matière de sécurité) sur des sales dossiers qu’ils 
auraient traité avec Kabila contre l’opposition en 
général et en particulier contre l’UDPS et ses 
dirigeants ! 
Aurions-nous encore tort si nous disions que P. Lumbi, 
pour avoir été conseiller en matière de sécurité d’un 
homme qui a mis la sécurité de l’état, des congolais et 
de leurs biens en péril, aura à répondre de ses 
propres actes devant le Parlement et la justice ? 
Si lui (P. Lumbi) aura à prouver qu’il n’avait agi que 
dans l’exercice de ses fonctions ou en raison de son 
poste ou sous ordre de son chef, ce n’est pas le cas 
avec Olenghankoy et ses camarades. Eux, ils auront 
affaire au jugement populaire dans la mesure où ils 
abusent de la confiance du peuple et se font passer 
pour opposants le jour et collabos de Kabila la nuit. 
En clair on dira qu’on a affaire aux traîtres qui prêtent 
les armes et rapportent tous les faits, gestes et 
paroles de leurs amis de l’opposition à Kabila. 
 
A qui profite la crise au sein du Rassop ? 
   
Comme pour répondre à cette bonne vieille question, 
- à qui profite le crime ? - on dira que cette crise 
profite à ceux qui ont quelque chose à gagner. 
Il s’agit de ceux-là qui avaient tempêté, crié au 
scandale, à la trahison et au complot contre la RDC 
au moment où E.Tshisekedi avait réuni les opposants 
en Belgique. 
Ceux-là qui priaient leurs dieux pour que cette réunion 
accouche d’une souris et se termine en eau de boudin. 
Ceux-là qui, au vu de la fumée blanche dans le ciel de 
Genval, avaient pété un câble et explosé de colère, 
une colère noire, une colère à la Caïn. Celle-là qui 
avait tué Abel et qui tue tout le bien qu’elle rencontre 
sur son chemin.   
En signant l’acte de Genval et en faisant monter la 
fumée blanche, les «genvalois» signaient l’arrêt de 
mort du Rassemblement pendant que les criminels de 
la Kabilie faisaient échapper la fumée noire  de leur 
rouleau compresseur. 
Celui-ci (compresseur) sera mis en marche surtout en 
direction du Rassemblement, après la disparition de 
son leader E.Tshisekedi. 
Requinqués par cette disparition, ces criminels ne se 
retiennent plus et ne s’en cachent plus : ils remettent 
en cause les clauses de l’Accord de Saint Sylvestre 
qu’ils jugent favorables au Rassemblement et 
entraînent avec eux les faux opposants, essaient de 
tourner la Cenco et le Rassop en bourrique, créent 
des foyers des tensions sur presque tout le territoire 
du pays, font semblant d’avancer d’un pas pour 
reculer de trois, provoquent les vrais opposants et 
narguent les congolais et la Communauté 
internationale. 
Une véritable stratégie consistant à pousser le 
Rassemblement dehors et par la même occasion,  
rendre l’Accord de la Saint Sylvestre sans objet. Et 
dès qu’ils se seront débarrassés de cet Accord, ils 
vont organiser un vrai faux référendum constitutionnel, 
un référendum de complaisance pour faire sauter tous 
les garde-fous constitutionnels qui empêchent tout 
individu ou groupe d’individus, en l’occurrence le clan 
Kabila, de demeurer au pouvoir éternellement et de 
l’exercer en violation de la constitution et contre la 
volonté du peuple. 
 
Quand le gouvernement viole les droits du peuple, 
l’insurrection devient pour le peuple le plus sacré 
et le plus indispensable des devoirs. 
 

Quand on s’appelle J. Kabila et qu’on se fait écrire 
une pièce sur Mobutu sous la signature de Atundu et 
Mokolo, avec la collaboration de Mende et autres 
individus kanambisés, on ne désoriente pas les 
congolais, on leur fait revivre la tragi-comédie des 
années 1990-1996 avec toutes ses intrigues : blocage 
des résolutions de la CNS, du processus de la 
démocratisation et de la marche du pays, subterfuges, 
terreurs, arrestations, tortures, faux procès et 
assassinats, rien que pour se maintenir au pouvoir. 
 
Quand les mobutistes kanambisés oublient qu’en 
dépit de leurs intrigues contre le peuple, ils ont fini par 
fuir et que les aventuriers de l’AFDL de la génération 
kanambe  perdent de vue qu’ils avaient pris prétexte 
de ces intrigues, (les mêmes qu’ils construisent 
ensemble aujourd’hui contre le peuple) pour 
s’accaparer du pouvoir, il faut, pour éviter qu’un autre 
conglomérat des aventuriers armés ne vienne 
imposer sa propre loi, que le peuple se prenne en 
charge en recourant à l’Article 64 : «
Tout Congolais a le devoir de faire échec à tout individu ou groupe d’individus qui prend le pouvoir par la force ou qui l’exerce en violation des dispositions de la présente Constitution»
 

Kâmona Kûmvua Kâmba Tshiondo wa Mbîsha Balâla 
 
 
 
 
 
 
 

 
 
 
 
 

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