28 Mars 2017
| TOUT EST ACCOMPLI ! LA CRISE A FRAPPE AU COEUR DU RASSEMBLEMENT. |

Ce que nous craignons, c'est ce qui nous arrive;
Ce que nous redoutons, c'est ce qui nous atteint.
Nous venons donc d’atteindre le boulevard de la
balkanisation. Là, les pirates ont déjà démonté tous
les signaux d’interdiction et de danger, les dos d’âne
et toutes sortes de ralentisseurs.
La digue vient de céder le 1er février, laissant la folle
machine, «le Congo», dans sa folle course, rouler
vers l’abîme.
D’une force incroyable, on nous pousse dans le dos. Il
n’est plus question des nébuleuses, ni des forces
invisibles, mais des forces visibles. De ces barbares
incultes et de ces iconoclastes politiques qui ne
respectent que leurs ventres. S'ils se rassemblent
autour d’une chose, c’est pour se contredire, se
diviser et pour finir par se séparer.
Le Rassemblement et la séparation
Créé pour barrer la route à Kabila et à ses collabos, le
Rassemblement, cette structure mi-chèvre mi-choux,
va-t-il vivre ce que vivent les roses, soit l’espace d’un
matin?
Le matin, dit Voltaire, c’est comme la vérité, tous les
deux finissent par s’éclaircir avec le temps.
Oui, c’est donc venu le temps des reniements. Le
temps que les prophètes de malheur attendaient pour
voir comment les derniers dinosaures de la kabilie
(G7) allaient trahir leur serment de Genval. Mais ils
furent frappés de stupeur quand ils verront quelques
politiciens se proclamant du premier régiment des
tshisekedistes, quitter le navire avec armes et
bagages.
Si quitter le navire c’est aussi user de son droit, prêter
les armes aux pirates en embuscade (la kabilie), ce
n’est certainement pas abuser de son droit, c’est
désabuser ses camarades, c’est désacraliser toute la
lutte d’E.Tshisekedi, c’est aussi sacrifier tout un
peuple à ses bourreaux.
Une crise qui ne vient pas de nulle part
Si les camarades de Olenghankoy ont raison de se
méfier de P. Lumbi, parce qu’il a été conseiller de
Kabila en matière de sécurité dans un passé très
récent, l’opinion publique n’a pas aussi tort quand elle
dit ne pas aussi faire confiance aux camarades de
Olenghankoy qui tous, ont collaboré d’une façon ou
d’une autre avec Kabila contre E. Tshisekedi, l’UDPS
et le peuple !
Le cas le plus illustratif, c’est celui de Olenghankoy
lui-même. Désigné pour représenter l’opposition au
sein du Comité de suivi du DIC tenu à Sun City,
Olenghankoy complotera avec Kabila et Bemba pour
nommer Zahidi Ngoma au poste de vice-président
réservé à l’opposition en lieu et place d’E. Tshisekedi.
Ceci n’explique-t-il pas cela quand le même
Olenghankoy entre en dissidence contre ses amis du
Rassop et se démène comme un diable dans un
bénitier pour présider l’actuel Comité de suivi qui,
cette-fois a plus de poids que celui de 2003 ?
En sus, autant nous nous questionnons aussi sur
«l’opposabilité» actuelle de P. Lumbi, autant nous
nous demandons si Olenghankoy et ses camarades
ne contestent pas P. Lumbi, parce qu’il en sait peut-
être trop (en sa qualité d’ex Conseiller de Kabila en
matière de sécurité) sur des sales dossiers qu’ils
auraient traité avec Kabila contre l’opposition en
général et en particulier contre l’UDPS et ses
dirigeants !
Aurions-nous encore tort si nous disions que P. Lumbi,
pour avoir été conseiller en matière de sécurité d’un
homme qui a mis la sécurité de l’état, des congolais et
de leurs biens en péril, aura à répondre de ses
propres actes devant le Parlement et la justice ?
Si lui (P. Lumbi) aura à prouver qu’il n’avait agi que
dans l’exercice de ses fonctions ou en raison de son
poste ou sous ordre de son chef, ce n’est pas le cas
avec Olenghankoy et ses camarades. Eux, ils auront
affaire au jugement populaire dans la mesure où ils
abusent de la confiance du peuple et se font passer
pour opposants le jour et collabos de Kabila la nuit.
En clair on dira qu’on a affaire aux traîtres qui prêtent
les armes et rapportent tous les faits, gestes et
paroles de leurs amis de l’opposition à Kabila.
A qui profite la crise au sein du Rassop ?
Comme pour répondre à cette bonne vieille question,
- à qui profite le crime ? - on dira que cette crise
profite à ceux qui ont quelque chose à gagner.
Il s’agit de ceux-là qui avaient tempêté, crié au
scandale, à la trahison et au complot contre la RDC
au moment où E.Tshisekedi avait réuni les opposants
en Belgique.
Ceux-là qui priaient leurs dieux pour que cette réunion
accouche d’une souris et se termine en eau de boudin.
Ceux-là qui, au vu de la fumée blanche dans le ciel de
Genval, avaient pété un câble et explosé de colère,
une colère noire, une colère à la Caïn. Celle-là qui
avait tué Abel et qui tue tout le bien qu’elle rencontre
sur son chemin.
En signant l’acte de Genval et en faisant monter la
fumée blanche, les «genvalois» signaient l’arrêt de
mort du Rassemblement pendant que les criminels de
la Kabilie faisaient échapper la fumée noire de leur
rouleau compresseur.
Celui-ci (compresseur) sera mis en marche surtout en
direction du Rassemblement, après la disparition de
son leader E.Tshisekedi.
Requinqués par cette disparition, ces criminels ne se
retiennent plus et ne s’en cachent plus : ils remettent
en cause les clauses de l’Accord de Saint Sylvestre
qu’ils jugent favorables au Rassemblement et
entraînent avec eux les faux opposants, essaient de
tourner la Cenco et le Rassop en bourrique, créent
des foyers des tensions sur presque tout le territoire
du pays, font semblant d’avancer d’un pas pour
reculer de trois, provoquent les vrais opposants et
narguent les congolais et la Communauté
internationale.
Une véritable stratégie consistant à pousser le
Rassemblement dehors et par la même occasion,
rendre l’Accord de la Saint Sylvestre sans objet. Et
dès qu’ils se seront débarrassés de cet Accord, ils
vont organiser un vrai faux référendum constitutionnel,
un référendum de complaisance pour faire sauter tous
les garde-fous constitutionnels qui empêchent tout
individu ou groupe d’individus, en l’occurrence le clan
Kabila, de demeurer au pouvoir éternellement et de
l’exercer en violation de la constitution et contre la
volonté du peuple.
Quand le gouvernement viole les droits du peuple,
l’insurrection devient pour le peuple le plus sacré
et le plus indispensable des devoirs.
Quand on s’appelle J. Kabila et qu’on se fait écrire
une pièce sur Mobutu sous la signature de Atundu et
Mokolo, avec la collaboration de Mende et autres
individus kanambisés, on ne désoriente pas les
congolais, on leur fait revivre la tragi-comédie des
années 1990-1996 avec toutes ses intrigues : blocage
des résolutions de la CNS, du processus de la
démocratisation et de la marche du pays, subterfuges,
terreurs, arrestations, tortures, faux procès et
assassinats, rien que pour se maintenir au pouvoir.
Quand les mobutistes kanambisés oublient qu’en
dépit de leurs intrigues contre le peuple, ils ont fini par
fuir et que les aventuriers de l’AFDL de la génération
kanambe perdent de vue qu’ils avaient pris prétexte
de ces intrigues, (les mêmes qu’ils construisent
ensemble aujourd’hui contre le peuple) pour
s’accaparer du pouvoir, il faut, pour éviter qu’un autre
conglomérat des aventuriers armés ne vienne
imposer sa propre loi, que le peuple se prenne en
charge en recourant à l’Article 64 : «Tout Congolais a le devoir de faire échec à tout individu ou groupe d’individus qui prend le pouvoir par la force ou qui l’exerce en violation des dispositions de la présente Constitution».
Kâmona Kûmvua Kâmba Tshiondo wa Mbîsha Balâla