22 Mai 2015
Chers compatriotes,
Si vous voulez connaître ce que les politiciens ont derrière la tête, et ce qu'ils mijotent dans leurs partis politiques, il faut d'abord les connaître et les identifier individuellement.
Non seulement il faut les identifier, mais surtout rassembler un maximum d'informations sur eux, notamment, leur parcours socio-politique, l'histoire de leur parti, leur vision politique...
Commençons par identifier ceux qui disent non au dialogue :
Nous avons Ngbanda, Kamerhe, MLC Bemba, Fayulu, Badibanga et sa bande, Mubake et sa bande.
Qu'est-ce qu'ils ont en commun ?
La réponse est que ce sont plutôt des politiciens congolais qui ne font pas partie d'une même famille politique et qui ne s'entendent pas, mais, qui ne sont d'accord que pour être en désaccord avec Tshisekedi. C'est des Anti-Tshisekedi !
En plus de leur anti-Tshisekedisme avéré, ce sont des gens qui ont du sang des compatriotes congolais sur leurs mains. Ce sont des gens qui ne feraient pas la politique sans mentir, qui sont inconstants, et sans un réel poids socio-politique :
Ils sont là, ces loups qui ont fatigué le peuple congolais avec leurs mensonges à répétition.
Maintenant que nous avons bien idéntifié ces politiciens, servons-nous donc de la feuille de route de l'UDPS pour voir ce qui se cache derrière leurs têtes.
Extrait de la feuille de route de l'UDPS :
Configuration politique
Les élections de 2011 ont eu le mérite de reconfigurer politiquement la classe politique congolaise et de recadrer la ligne de démarcation claire entre ceux qui soutiennent le système en place et leurs alliés, d’un côté, et ceux qui réclament la vérité des urnes, de l’autre.
Deux tendances se dessinent clairement entre les tenants du statu quo et ceux qui militent pour le changement.
Ainsi, le contentieux électoral de 2011 se trouve être la cause essentielle de la crise politique actuelle en République Démocratique du Congo.
Il va sans dire que ce dialogue pourra mettre autour d’une table :
-Monsieur Etienne TSHISEKEDI et ses alliés pour le camp du changement
-Monsieur Joseph KABILA et les siens pour le camp du statut quo.
Chers compatriotes,
Après avoir lu ce passage de la feuille de route de l'UDPS, vous vous êtes certainement rendu compte que ce qui pose problème
, ce n'est pas le dialogue en soi, encore moins les raisons avancées, mais plutôt sa configuration qui met d'un côté ceux qui soutiennent le système en place et de l'autre ceux qui réclament la vérité des urnes.
Ayant constaté que cette configuration a tracé une ligne de démarcation en renvoyant chaque politicien dans son camp naturel, eux qui jouent sur les deux tableaux ( La journée, c'est la vérité des urnes et la nuit, c'est le flirt avec Kabila) ne savent plus à quel saint se vouer.
N'ayant plus rien à perdre et dos au mur, ils tentent de torpiller le dialogue. Pour bien comprendre leur attitude, référez-vous à cette femme de la bible qui avait tué son bébé et qui tenait
à ce que le roi Salomon coupe le bébé de sa rivale en deux, comme ça toutes les deux vont perdre.
Quand les loups aux longues dents sont à jeun et cherchent aventure, rien ne peut les arrêter. De même, personne ne peut les dissuader, car ils n'écoutent que la raison qu'ils se sont donnée eux-mêmes.
Dans la foulée ces politiciens aux longues dents accusent tantôt l'UDPS d'avoir initié le dialogue pour le partage de pouvoir, tantôt Kabila de chercher le glissement du calendrier électoral pour prolonger son mandat finissant.
Et pourtant, la feuille de route de l’UDPS insiste d’une part sur le respect de la Constitution, et exclut le glissement, et d'autre part, se focalise sur les élections, en excluant le partage du pouvoir.
Quand on leur montre que tous les actes posés dernièrement par le pouvoir, notamment la loi sur les 26 nouvelles provinces, donnent déjà lieu à un glissement, ils font semblant et continuent à avancer leurs arguments aussi absurdes que loufoques dont le but est bien connu de tous : livrer Étienne Tshisekedi à la vindicte populaire.
Mais comme tous les congolais savent déjà que toutes les accusations portées contre Étienne Tshisekedi sont l'oeuvre des jaloux sans poids socio-politique, ils n'en font plus cas.
Connaissant déjà l'indifférence des congolais à ce sujet (fausses accusations), ces transhumants et nomadistes politiques, tel le loup de la Fontaine devant l'agneau ( Si ce n'est pas toi, c'est donc quelqu'un des tiens) se sont rabattus sur la famille biologique de Tshisekedi et principalement sur son fils Félix Tshisekedi, ce député national le mieux élu du Congo, et dont la cote de popularité connaît une importante évolution exponentielle.
Cette meute des loups, qu'on entend hurler sur toutes les montagnes déclare que Félix Tshisekedi Tshilombo serait déjà nommé tantôt à la Vice-Présidence de la République, tantôt à la Primature. Certains le voient dans le rôle de Vice-Premier ministre, ou à la tête des grands ministères ou des grandes entreprises étatiques. Tout ça n'est qu'une sale guerre, une campagne de salissage.
Ils sont là, les loups qui salissent avec leurs griffes.
En résumé, nous avons à faire aux girouettes politiques : ils ont porté le "Munyeré" pour se faire élire, et ont réclamé la vérité des urnes pour tromper les électeurs. Ils ont demandé le dialogue, et Kabila leur a offert les concertations nationales; mais comme ils n'ont pas obtenu les postes qu'ils voulaient, ils sont restés à distance en continuant à réclamer le dialogue, le calendrier électoral...
Pendant qu'ils font leur théâtre, Étienne Tshisekedi demande à la Communauté internationale d'user de ses prérogatives pour organiser un dialogue.
Kabila sous pression, adhère à l'idée et les contacte. Ils sont d'accord, mais posent tout de même certaines conditions.
Mais vite ils se rendent compte que toutes ces conditions se trouvent déjà dans la feuille de route de l'UDPS. Cette longueur d'avance (fruit de la patience, des initiatives, de la vision, du sérieux et de la constance de son leader) qui risque de rendre encore l'UDPS très forte fait peur, et les transhumants politiques se rebiffent et proposent à la place, des négociations épistolaires avec la CENI.
Mais la vérité est toute autre :
1. En jouant sur les deux tableaux, ils ne veulent pas s'afficher avec un camp pour affronter un autre face à face.
2. UNC (Kamerhe) et MLC (Bemba) réclamaient chacun de son côté, la primature, et comme pour distraire les congolais, Kamerhe fera cette déclaration pleine de sens :" nous nous connaissons, quand il y a dialogue, ça débouche à une transition et au partage de pouvoir".
L'homme ne croit pas si bien dire : oui, il y a eu dialogue à Sun City et on sait que c'est Kabila, Bemba, Kamerhe et les autres qui se sont partagés le pouvoir et non l'UDPS.
Mais ce qui est sûr, c'est qu'à cause de l'obsession et des grandes prétentions de Kamerhe, UNC et MLC finiront par se séparer comme ce fut le cas entre Kamerhe et Kengo avant les élections de 2011.
3. Actuellement Kabila et la CENI restent leur salut, et feront tout pour que l'UDPS n'ait pas voix au chapitre. Voilà pourquoi ils ne jurent que sur les élections, peu importe le virus de fraude que véhicule ces élections.
En attendant la suite dans quelques jours, veuillez suivre Fayulu. Allez aussi sur Youtube pour suivre Kamerhe réclamer le dialogue de tous ses voeux...c'est ça les politiciens congolais, mawa trop !
Kâmona Kûmvua Kâmba, Tshiondo wa Mbîsha Balâla, Richard Babadi.