10 Avril 2015
Chers compatriotes
En date du 29 juillet 2006, je suis à bord d'une avionnette en partance pour Kikwit où je me rendais pour l'observation des élections. Dans l'avionnette, il y avait aussi feu Cléophas Kamitatu Massamba. Il se rendait à Bulungu.
A Kikwit, dans le centre de compilation des résultats, je vérifie un PV : Gizenga a obtenu 100 %. Du coup, je m'intéresse à la liste des témoins. Il y a bien sûr des membres du Palu, mais aussi d'autres partis politiques, reconnaissables à leurs badges.
À la pause, j'approche un (ce) témoin badgé :
Question : Qui est le président de votre parti ?
Réponse : Kamitatu Massamba.
Question : Mais Kamitatu, n'est-il pas vice-président de la plate-forme qui soutient la candidature de Pierre Pay Pay ?
Réponse : Euh, bon...oui...
Question : Mais en parcourant les PV, j'ai vu des bureaux où Gizenga a fait 100%. Les témoins de votre parti ont cosigné ces PV. Ont-ils voté pour Pay Pay ou pour Gizenga ?
Réponse : Sur recommandation du Président, on a voté pour Gizenga, euh, bon...c'est la politique.
Pendant qu'il parlait, je me suis souvenu avoir entendu Cléophas Kamitatu dire qu'il se rendait à Bulungu à la rescousse du candidat à la députation nationale, Olivier Kamitatu. C'est alors que j'ai piqué une colère majuscule que j'ai failli verser sur le pauvre témoin.
Quelques jours plus tard, je lui ai parlé en ces termes : "Monsieur, je ne vous innocente pas ; vous contribuez aussi à la mort du pays. Comment votre président peut-il d’une part, s’engager aux côtés de Pay Pay, tout en donnant des mots d’ordre en faveur de son concurrent Gizenga, et d'autre part, faire campagne pour son fils Olivier Kamitatu, lequel soutient Kabila contre Pay-Pay et Gizenga ? N'est-ce pas faire du Congo un monstre à trois têtes : Pay Pay, Gizenga et Kabila ?"
La réponse fut le tchip, accompagné d'un demi-tour.
Le cas Kamitatu n'est qu'une partie émergée de l'iceberg (confusion, incohérence, antivaleurs) qui s'est fortement enraciné au Congo. En mathématique, lorsqu’une relation n’est pas transitive, on dit qu’il y a confusion.
ECCE HOMO : LA PARTIE VISIBLE DE LA MÉDIOCRITÉ. LE PÈRE DE LA MÉDIOCRITÉ POLITIQUE CONGOLAISE. ET SON FILS EST DÉJÀ SUR SES PAS.
Pour prendre le cas de feu Cléophas Kamitatu Massamba, il aurait été logique (relation transitive ou transitivité) si ses choix étaient, soit :
Le patriarche a opté pour une relation appelée non transitive, et qui tient du paradoxe de Condorcet. - C’est en fait une incohérence, une confusion, un illogisme, une distraction, une absurdité, une irrationalité, une imposture, une discourtoisie, une bêtise, une invalidité, une déraison, une inconséquence, un désordre, une légèreté, une incongruité, une aberration, une stupidité, une énormité, un sophisme, un gros mensonge, bref une impolitesse ou grossiéreté. Le vieux avait simplement tourné ses électeurs en bourriques.
Ceci est bien clair comme l'eau du lac Munkamba entre les deux Kasaï.
Autrement dit, c’est logique, conséquent, clair, cohérent, transitif etc.
Les origines de la médiocrité de la classe politique
A. Référendum constitutionnel de 2005 :
L'UDPS et quelques rares alliés ont battu une contre-campagne avec des mots tels que : "La Constitution est taillée sur mesure, elle ne tient pas compte des réalités du Congo et elle est porteuse des germes de blocage."
En réaction contre les combattants qui devraient se manifester dans la rue, Jean-Pierre Bemba a menacé, je le cite :"S'il y a marche, je vais troquer mon costume contre ma tenue militaire"
Si les congolais étaient cohérents, logiques, non-médiocres et savaient réellement ce qu'ils voulaient, ils auraient boycotté ce référendum. Personnellement je ne m'étais pas fait enrôlé et je n'avais pas voté. J'ai usé de ma liberté et suis resté à la maison sans être inquiété. Si presque nous tous avions agi ainsi, on éviterait l'enfer dans lequel on vit à présent.
B. Élections de 2006 :
D'après l'Accord Global et Inclusif de Sun City, on devrait commencer par les élections locales et finir par les présidentielles. Mais le 1+4 avait préféré tout chambarder. L'UDPS et alliés avaient exigé le dialogue pour résoudre ce problème et tant d'autres qui se posaient. Le 1+4 avait dit niet. Face à ce refus, l'UDPS et alliés avaient lancé l'idée du boycott et la réponse fut : "Ça fait 40 ans qu'on n'a pas voté, l'occasion donnée par notre jeune Président n'est pas à rater ; ceux qui sont contre les élections n'ont qu'à organiser les leurs."
Passer 40 ans dans le désert et croire à un jeune homme de moins de 40 ans, venu de nulle part, il faut être congorais pour le faire !
Dire non à un vieux singe politique de plus de 40 ans, celui qui a tout sacrifié pour son peuple, il faut être d'une incohérence inexplicable pour le faire.
Conséquence :
Kabila a réussi à écarter Étienne Tshisekedi de la course.
Bemba qui rêvait de voir Tshisekedi dehors pour profiter de son électorat s'en est frotté les mains. Mais avant que le coq n’eût chanté pour la 3è fois, JP Bemba a vu sa victoire s'envoler avec la fumée des volcans de l’Est. Contre la fumée, il n'y a qu'un seul remède : accepter l'inacceptable. C’est ainsi que Bemba a capitulé devant un tueur en série. Il a été contraint de louer une cellule dans les murs de la Haye.
Quant aux congolais qui ne juraient que sur les élections made by le Jeune Président, ils n'ont eu droit qu'à une géhenne à ciel ouvert où "moto ezo pela, mais mutu moko te azozika!"
C. Élections présidentielle et législative de 2011 :
Kabila tente de diviser l'UDPS, en vain. Il se décide donc de réduire le scrutin présidentiel de deux tours à un seul. L'UDPS voit le danger et souhaite qu'on évacue la question autour d'une table. Mais ce parti se bute à un refus catégorique. Tshisekedi demande aux congolais de se prendre en charge, mais eux préfèrent se laisser charger par le criminel qui, dans cette confusion, détourne les voix d’Étienne Tshisekedi pour son propre compte.
Pour empêcher Tshisekedi d'ameuter le monde et de permettre aux traîtres de l'UDPS de le salir auprès de ses partenaires, on l'assigne à résidence surveillée. On tente de tuer le parti en traînant sa famille dans la boue. Mais l’astuce ne réussit pas. Par contre, la situation au Congo ne fait qu'empirer...
Au dialogue, au dialogue, au dialogue s'écrient la MP, les prétendus opposants et l’UDPS. Tous n'ont pourtant pas le même entendement de ce mot. La MP pense à ses dribbles, tandis que les opposants regardent leur ventre. Seule l'UDPS parle du détournement de ses voix !
La MP réussit à amener certains en bateau, d'autres résistent et rejoignent l'UDPS pour un vrai dialogue sous la houlette de l'ONU.
Un bon jour, coup de théâtre, ces fameux opposants tournent casaque, donnent un coup de savate en pleine face du dialogue et entraînent les congolais dans la rue. Pillage, arrestations, massacres. On retire d’un article un alinéa controversé tout en conservant son esprit éparpillé dans d'autres articles. Pendant que ça se calme, aucun de ces opposants ne réclame une enquête indépendante. Curieux ! Bizarre !
Quand ils se rendent compte qu'ils ont été dupés, c'est tard. Le mal est déjà fait. Et pour sauver la face, ils retournent une fois de plus leur veste, mais se gardent de réclamer le dialogue. Ils préfèrent une table ronde, comme si autour de cette table, personne ne va parler à personne.
J'ai suivi un Mwenze Nkongolo, cet assassin, ce criminel économique et aventurier du conglomérat de l'AFDL, dire, je le cite : " Ça sera une toute petite table ronde." - Aana ata na haya !
Applaudir ces criminels et ces "retourneurs de veste" (comme lors d'un défilé de mode) qui devraient être châtiés avec rigueur, c'est faire preuve d'inconscience, d'incohérence, de médiocrité et de toutes les anti-valeurs qui tuent le Congo.
Imperturbable, constante et respectueuse du peuple et de ses valeurs, l'UDPS continue sa route avec sa feuille de route dans la main.
Autre incohérence qui nous tient à la gorge
ILS VOLENT NOTRE CONGOLITÉ, S'ENRICHISSENT SUR NOTRE DOS, MARCHENT SUR NOS PIEDS ET ENFIN BASUMBI NA NGANDA SOUS LES APPLAUDISSEMENTS DES MÉDIOCRES.
Kengo wa Dondo, né Léon Lobitch, est fils d'un polonais et d'une rwandaise. Non seulement qu'il n'est pas congolais d'origine, mais en plus, il détient la nationalité belge, celle qui lui a toujours donné l'audace de piller le Congo et d'injurier les congolais...ceux-là qui l'ont élevé au rang de la 2è personnalité du pays qui, au cas où...peut remplacer cet autre rwandais à la tête du pays.
Moïse Katumbi est fils d'une congolaise ( ou d'une zambienne) et d'un juif Nissim Soriano. Non seulement il n'est pas congolais d'origine, il ne détient pas non plus la nationalité congolaise et c'est un pillard sans foi ni loi des ressources congolaises au Katanga. Il a beaucoup investi ailleurs, au Congo, il ne garde que des miettes qu'il jette en dessous de la table où sont assis les congolais. Les pauvres ! Ils sont prêts à tout faire pour lui.
Jean-Claude Muyambo : En attendant de connaître ses vraies origines, tout est clair comme sa peau qu'il n'est pas congolais d'origine et qu'il fait partie de ceux-là pour qui les incohérents et médiocres congolais sont complexés.
Oliveira da Silva, dit Antoine Gabriel Kyungu wa Kumwanza est un rejeton des portugais qui s'est octroyé la congolité et la katangalité comme tous les autres criminels en liberté et qui font tourner en bourriques les incohéro-médiocres qui pillulent au Congo et qui ont pour dévise : "Tout à celui qui donne de l'argent et rien à celui qui demande de se prendre en charge"
Se plaindre du délestage et du manque de courant électrique et soutenir Kabila et Bushabu qui ont volé plus de 50 millions de US $ de la SNEL c'est aussi faire preuve d'une inconscience, d'une incohérence et d'une médiocrité impardonnables.
En attendant de nous revoir prochainement, laissez-moi vous dire que les incohéro-médiocres n'ont que les dirigeants médiocres qu'ils méritent.
Sans Dialogue sincère sous la houlette de l'ONU, le Congo finira entre les mains du Rwanda.
Kâmona Kûmvua Kâmba, Tshiondo wa Mbîsha Balâla, Richard Babadi