11 Mai 2014
De passage à Bruxelles, Vital Kamehre, yeux dans les yeux de Beaudouin Amba Wetshi, égrene, comme à l'accoutumée, son chapelet de mensonges, suivons :
Beaudouin Amba Wetshi :
Que répondez-vous à ceux qui doutent de la sincérité de votre combat à cause de votre ouvrage « Pourquoi j’ai choisi Joseph Kabila » ?
Vital Kamehre :
Je leur répondrai qu’Etienne Tshisekedi qui est notre " icône nationale " incontestée, le leader incontesté de l’opposition , a été, à une époque de sa vie, le rédacteur du « Manifeste de la Nsele » avec Mobutu.
Avant leur rupture au début des années 70, on a vu Tshisekedi et le président Mobutu porter des costumes identiques en s’appuyant sur des cannes.
Commettre une erreur est une chose mais demeurer dans l’erreur est impardonnable. Tshisekedi avec ses collègues parlementaires Ngalula Mpandanjila, Kyungu wa Kumwanza et d’autres ont eu le courage d’écrire au maréchal Mobutu la « Lettre des 13 parlementaires ». C’était en décembre 1980. Ils ont signifié au chef de l’Etat qu’ils avaient jadis adulé, qu’il conduisait le pays dans une direction contraire à celle qui était convenue.
Contrairement à moi, les « 13 » avaient décidé non pas de quitter le Mouvement populaire de la révolution mais d’obtenir le droit d’y créer un courant réformateur.
Restitution et rétablissement des faits :
Vital Kamehre n'a pas que quatre langues nationales dans sa bouche, mais il a aussi et surtout quatre langages qu'il sait manier et, c'est selon les lieux, les besoins et les circonstances.
Le lieu c'est Bruxelles, cette capitale mondiale de la résistance congolaise. Là, c'est le langage de la vérité, j'allais dire vérité des urnes et celui de la démocratie et de son père. Pour besoin de la cause, le vital menteur flatte, caresse dans le sens du poil, et fait clin d'oeil aux combattants. " Étienne Tshisekedi ", dira-t-il : " est notre icône nationale et leader incontesté de l'opposition. ", mais ailleurs et dans d'autres circonstances, c'est un autre discours discourtois contre lui.
Un bon menteur, ce n'est pas seulement celui qui croit qu'il suffit qu'il parle pour qu'on le croit, c'est aussi et surtout celui qui parle beaucoup car il croit qu'en parlant beaucoup, il aura tout dit, tout ficelé et tout bouché à n'en point laisser quelquechose. Très sûr qu'on le croit, notre " National Akosa atala te " recourt aux comparaisons aussi loufoques, maladroites que puériles. Faut-il lui dire ici que dans le " Manifeste de la N'selé ", Étienne Tshisekedi n'a ni adulé ni fait l'apologie de Mobutu ni menti sur sa vie pour le faire adopter par les congolais, mais il s'est joint à d'autres personnalités pour concevoir et rédiger un projet de société, tout un programme pour tout le pays, ce qui est aux antipodes du " Pourquoi j'ai choisi Joseph Kabila ". Cette apologie, cette idolâtrie, cette flatterie de bas étage, ce mensonge criminel.
Après le Manifeste de la N'selé, fût le tour de la " lettre de 52 pages ", un véritable réquisitoire contre le mobutisme, doublé d'une piste de solutions. En évoquer dans ces circonstances, c'est faire injure aux faits précurseurs de la démocratie qui n'ont rien à voir avec cette honte qu'est " Pourquoi j'ai choisi Kabila ".
Pour tout couronner, notre fieffé menteur veut nous faire croire qu'il a quitté de lui-même son cher PPRD et son bienfaiteur Kanambe. Faux, de la poudre aux yeux ! - Même dans cette théâtralisation des faits, Kamehre n'est pas parti de lui-même, il a été chassé, tous les congolais témoins. Tandis que les ex 13 parlementaires ont fini, à cause de l'entêtement de Mobutu, par braver le " Olinga, olinga te, oza na MPR " et ont créé l'UDPS sous la barbe de tous les congolais médusés, horrifiés et morts de peur à leur place. Entre Akosa atala te et ex 13 parlementaires, n' y a pas match n' y a pas photo.
Je ne cesserai jamais de dire que si Vital Kamehre est capable de mentir de cette façon sur la vie de son idole Kabila pour qu'on l'adopte, qu'est-ce qui l'empêcherait de mentir sur toute sa propre vie pour accéder à la magistrature suprême ?
Beaudouin Amba Wetshi :
Votre démarche est donc différente...
Vital Kamehre :
Vous êtes en face de quelqu’un qui a écrit certes le livre « Pourquoi j’ai choisi Joseph Kabila » mais qui a quitté son ancienne famille politique pour rejoindre l’opposition.
Je voudrais que les gens me jugent sur mes actes et mon discours.
Si on devait faire un diagnostic de l’environnement politique congolais, je ne pense pas qu’on pourrait me classer parmi ceux restent inactifs ou muets face aux événements malheureux qui nous assaillent et les tentatives de révision de la Constitution.
Mon parti et d’autres formations de l’opposition ont déjà organisé sept meetings pour fustiger la volonté du pouvoir de réviser la charte fondamentale. Je l’ai dit publiquement : « Pour que Kabila change la Constitution, il doit marcher sur mon cadavre ». Je réitère cette déclaration.
Restitution et rétablissement des faits :
Je l'ai dit plus haut, Kamerhe n'a pas quitté son Kabila, mais ils ont théâtralisé les faits dans lesquels, rafraîchissons sa mémoire, il a incarné le rôle du chassé et non du " claqueur " de la porte. Voilà la vérité, voilà le jugement, plutôt le véritable diagnostic de ses propres actes et discours qu'il feint d'oublier. Il est de cette école des bavards, des braillards-flatteurs qui se plaisent dans leur rôle parce que convaincus qu'on les écoute. Erreur ! - Les congolais en ont tellement entendu qu'ils ne peuvent plus commettre les mêmes erreurs que lui, au risque de ne pas se faire pardonner. Mais quand ses erreurs ( les erreurs de Akosa atala te ) ont déjà cessé d'être des erreurs pour atteindre le niveau des mensonges irréspectueux, insultants, déshumanisants et criminels, il ne lui reste plus qu'à marcher sur les cadavres des congolais pour échapper à l'enfer, foi de votre...
Kamôna kûnvua kâmba, Tshiondo wa Mbîsha balâla, Richard Babadi.