5 Décembre 2013
Chers compatriotes,
Dans le monde de la sorcellerie, cette maladie contagieuse, nous dit-on, un sorcier n'a pas le pouvoir de s'introduire dans une tierce famille sans y être invité par un des membres, autant malade que lui ! - Il est déjà dedans ce sorcier venu d'ailleurs, ne vous posez pas deux questions, il y a un " oeil de Moscou " (1) parmi vous et c'est lui qu'il faut d'abord démasquer, exorciser et au besoin, mettre hors d'état de nuire avant de vous occuper de l'étranger, sinon toute la lutte serait vaine.
Ce qui est des sorciers l'est aussi pour tous les voyous du quartier. On ne peut jamais se défendre contre des voyous du quartier si on en loge autant chez soi et surtout si on les défend, tolère et encourage.
Il en est de même au niveau national : - Il ne faut pas s'attendre à un sursaut national et nationaliste si le peuple est abandonné à son triste sort, chosifié, animalisé, violé, volé, arrêté injustement, torturé, terrorisé, tué, massacré par ceux qui sont censés le protéger pour se maintenir au pouvoir. Lui demander de se relever et de se mobiliser comme un pour se défendre contre certaines attaques venant de l'extérieur c'est le prendre ni plus ni moins pour exclave.
Faire semblant de désamorcer les faux conflits ( provoqués par ceux qui sont censés être garants de la paix...) entre les voisins de l'Est et le Congo sans désamorcer les vrais conflits, les vrais contentieux qui existent entre les vrais-faux gouvernants et les gouvernés, ces vrais congolais, revient à vouloir combattre les sorciers du quartier sans toucher à un seul cheveu du sorcier qui se trouve dans sa propre maison et par qui toutes les maladies passent...ça, c'est maintenir le peuple dans l'exclavagisme sans tambour battant.
Les conflits et les contentieux entre les gouvernants défieurs et les gouvernés étant multiples, variés et diversifiés, je me limite aujourd'hui sur celui qui touche à la conscience et au vol, en prenant le cas de vol de 50 millions de dollars ( cette vieille dette que le Congo/Brazza a payée à la SNEL ) qui ont fini dans les poches de Alias Kabila et de E. Boshabu.
" ...ils tuent et pillent les caisses de l'État tout en riant et entretemps certains congolais les applaudissent...N'est-il pas déjà suffisant pour qu'on réagisse vigoureusement ? - Que faut-il encore qu'ils fassent de plus pour que les congolais comprennent que leur vie dépend de la disparition de tous ces criminels et leurs collabos ? "
J'en ai déjà parlé et à plusieurs exemplaires et si j'y reviens aujourd'hui, c'est qu'il y a une bonne raison particulière... et même personnelle. Quand j'en ai parlé dans mes précédentes lettres, j'avais mis en exergue l'inconscience de ceux qui ont choisi Alias Kabila comme leur chef. Je ne me demanderai jamais assez comment peut-on, en toute conscience, se plaindre de manque de courant électrique et soutenir celui qui a volé l'argent de la compagnie (SNEL) pourvoyeuse d'électricité ? - Ou on est complice conscient et ramasseur des miettes qui tombent de la table et sa place sera au gnouf le moment venu ou on est complice inconscient et on doit être frappé d'incapacité électorale et apolitisé pour toujours...et ça, c'est la justice qui va s'en occuper, mais en attendant, il faut le dire tout haut, rien, absolument rien ne justifie plus notre passivité et notre combat dans la non-violence.
Ces gens ( Alias Kabila, ses collaborateurs anciens et actuels, tous les gens de la factice majorité présidentielle et leurs fans...) ont déjà commis tous les grands crimes qui puissent exister au monde pour qu'on les laisse encore en vie. Se taire, ne pas réagir c'est se faire complice !
Vous marchez, on vous arrête...vous ne marchez pas, on vous arrête tout de même injustement pour autre motif...
Vous êtes de l'opposition, on vous tue...vous êtes kabiliste, vous êtes impayé, vous n'avez ni eau, ni courant électrique, ni route, ni école, ni hôpital et vous mourez aussi de faim...quoi faire donc ? - Il n'y a pas deux solutions. Ou il faut montrer à Alias Kabila la route de mille collines ou il faut lui infliger le sort qu'il avait infligé à Armand Tungulu.
Chers compatriotes,
Loin de moi l'idée de penser que je suis ratrappé par mes dénonciations et que j'ai subi les effets de boomerang en parlant des tords que le vol de 50 millions de dollars ont pu causer à la nation, je me dis que ce qui m'est arrivé personnellement en date du 5 décembre 2012, il y a exactement une année aujourd'hui, à savoir, la mort de ma très chère maman Alphonsine Bibomba (2), est un message fort d'encouragement et d'affermissement m'envoyé par les forces de la nature ( Â vaincre sans péril, on triomphe sans gloire ). Ça c'est d'un, de deux, c'est aussi pour dire à tous ceux qui ont choisi Alias Kabila et à tous les spectateurs passifs que de telles choses n'arrivent pas qu'aux autres.
Si des personnes honnêtes, justes, caritatives, humanitaires, humanistes, " croix-rouge " et nées pour aider les autres et qui n'ont jamais volé du sel meurent à cause du vol des uns et de la passivité et de la complicité des autres, a fortiori vous autres qui êtes pleins de tous les pêchés du monde, vous les complices-consentants et inconscients qui faites le lit du criminel imposteur Alias Kabila. - " Mutshi mubishi bawenza nunku, kadi mûma ni bawenza bishi ! ", disent mes blédards !
Nul n'est censé ignorer la " mise en garde de Albert Mujanyi " (3)
En attendant qu'on me dise que finalement tous les vrais congolais ont fini par comprendre que, tout le malheur du Congo s'appelle " Hippolyte Kanambe alias Joseph Kabila ", je vous prie d'agréer, chers compatriotes, l'expression de mes sentiments patriotiques.
Kâmona Kûnvua Kâmba,Tshiondo wa Mbîsha Balâla :
" Richard BABADI BIBOMBA."
(1) Un espion qui observe et communique ses informations.
(2) On est à Mbujimayi et c'est le 04 décembre 2012 aux environs de 20 heures et sans sommation, il y a coupure de courant électrique et la nuit devient plus noire que toutes les obscurités réunies. Ma mère entre dans la maison pour récupérer une lampe-torche. Elle heurte le pied d'une chaise, vacille, cogne la tête contre la lourde table de la salle à manger...le lendemain, ça prend du temps pour être prise en charge et quand on le fait, le constat est sévère : elle ne survivra pas à cette sévère hémorragie interne... c'est ainsi que les 50 millions de $ volés venaient de tuer sûrement !
(3) Qui dira qu'il n'a pas été informé ?