5 Septembre 2017
"Ne pas faire ce qu'on dit (ou promet), c'est tuer las attentes et donc l'espoir)".
"Ne pas dire (ne pas faire la pédagogie de) ce qu'on fait, c'est se faire hara-kiri ou prêter les armes à l'adversaire".
Même s’il est vrai que la dictature a la main mise sur les médias publics ainsi que sur certains médias privés, on ne peut pas affirmer que c’est encore cette même main de la dictature qui empêche l’UDPS de bien communiquer et de faire la pédagogie de son action.
Créée dans la clandestinité, à l'époque où les informations se relayaient sous le manteau, l’UDPS semble avoir tout le mal du monde pour se défaire de cette pratique. En effet, bien qu'ayant obtenu, au prix d’un très lourd sacrifice, l’ouverture de l’espace politique en 1990, ce parti souffre encore de carences en matière de communication.
Le cas UDPS.
Autant l’UDPS n’accorde pas d’importance aux stratégies (j’en ai fait allusion dans mon dernier article), autant elle renvoie au second plan sa communication. Ce n’est pas parce qu’elle s’est implantée partout sans bourse délier et sans médias sociaux qu’elle ne doit pas vivre avec son temps.
Aujourd’hui c’est l’ère de l’internet et de l’information en temps réel. Je dirai que le Pouvoir est au bout de l’information. Ne pas en tenir compte est un suicide. C'est ce qu'a bien compris la kabilie, elle qui a toujours profité des failles communicationnelles de l'UDPS.
D'autre part, on sait que E.Tshisekedi, en sa qualité de moralisateur de la vie politique, a toujours pratiqué le jeu du politiquement correct, notamment en ne s'attaquant pratiquement jamais aux autres politiciens. Mais on peut se demander, au vu des multiples attaques et calomnies contre leur parti, pourquoi les autres membres de l'UDPS doivent-ils se taire ?
Si leur grand problème c'est le dictateur et son système, ils ne doivent pas oublier que des attaques de diverses provenances affaiblissent également le parti. Ainsi l’UDPS est prise en étau:
d’un coté Kabila (le taiseux) corrompt, arrête et tue loin des caméras, de l’autre, ses collabos congolais (braillards et trop zélés) vilipendent l'UDPS, affabulent et montent des faux procès à travers les réseaux sociaux/Youtube.
Le choix de Youtube n’est pas innocent. Il relève non seulement du m’as-tu-vu cher aux congolais, mais aussi du fait qu’ils ne sont pas encore, pour la majorité d’entre eux, entrés dans la civilisation de l'écrit et de la bienséance. Parler étant plus facile qu'écrire, ces apprentis youtubeurs ont certes leurs pieds au 21è siècle, cependant, leurs têtes demeurent encore au moyen-âge, avec son corollaire d’oralité, d’affabulation, de mensonges et de sauvagerie.
Et ici la palme revient à : « Terminator » Ngbanda wa Mvene, Candide Okeke, Mbelo, José Yango W’etshiko et les faux résistants, V. Mubake et les faux Tshisekedistes, Nzita, Omer Nsongo…
Toute la bestialité, toute l’immoralité et toute la politicaille de la personne humaine (congolaise) se trouve dans trois vidéos réalisées par Valentin Mubake, un certain Adreas M. Tambwe et un certain Evariste Omana.
1. V. Mubake : Malgré son show ridicule du 06 avril at home, la gifle lui donnée par Kabila en nommant Tshibala 1er Ministre, suivi de la crise qu’il a piquée jusqu’à frôler l’Accident Vasculaire Cérébral (les témoins disent qu’il a beaucoup de chance), l’homme dans sa jalousie maladive viendra, toute honte bue, une fois de plus diaboliser Félix.
2. Adreas M. Tambwe : Le vrai spécimen des congolais qui croient que pour convaincre il faut annoncer ses diplômes, parler fort et haut, appuyer sur certains mots et introduire des non-arguments du type "Ce que je vous dis c’est la vérité", ou "je détiens l’information d’une source sûre", ou encore " j’ai des preuves".
Brailler est une chose, tandis que faire preuve de ce qu’on est ou de ce qu’on a, en est une autre. Sur le chapitre, l’homme est nul tant sur la forme que sur le fond. A dire vrai, il ne vaut pas plus qu’un enfant du 1er cycle de l’enseignement secondaire.
3. Evariste Omana : Pour être à la tête d’une association (ligablo) au soutien à M. Katumbi (Suisse), l’homme croit avoir droit au chapitre. Dans son interview intitulée:"Pour le katumbiste Evariste Omana, l’UDPS doit respecter les engagements pris avec M. Katumbi.", il sous-entend qu’E.Tshisekedi s’est entendu avec M. Katumbi pour que l’UDPS soutienne sa candidature à l’élection présidentielle. Et en échange, Katumbi devrait appuyer Félix pour qu’il devienne 1er Ministre pendant la transition.
Pour ceux qui ne comprennent pas bien le pourquoi de certaines déclarations, je les renvoie à cette histoire :
J’ai été contacté deux fois. La 1ère fois pour le compte de M. Katumbi et la 2è, pour celui de Sindika Dokolo. Tous ces bons messieurs m’ont tenu presque le même langage. "L’UDPS ne te donne rien. Si tu veux avoir de l’argent et bien vivre, viens avec nous."
Chers compatriotes,
Chaque fois que ça crie haut et fort dans la diaspora, c'est uniquement pour justifier ce que chacun a reçu. Mais sur place au Congo ça n’a pas de voix. Certes Mubake (ainsi que d'autres faux tshisekedistes) tente de crier aussi fort, mais l’écho de ses propos ne dépasse pas sa taille.
Mais que ceci ne soit donc pas une raison pour que l’UDPS continue à relayer ses informations sous le manteau et qu’elle ne se dote pas d'un service d’intelligence! Non, il faut sortir de la clandestinité.
Voilà pourquoi je me permets d'adresser un appel au Secrétaire général adjoint en charge de la politique et de la diplomatie, pour que la cellule d'intelligence soit créée et effectivement installée.
Ensuite, le Secrétariat national de la Communication devra être chargée de tordre le cou aux insanités des collabos de Kabila et de rétablir la vérité d’une façon pédagogique.
Quand je parle de ces deux départements, je ne fais pas allusion au fameux Bureau que l’ancien udépessien F.Mpuila utilisait pour son propre compte. A cette époque, tout seul devant son ordinateur, il balançait des tonnes d’écrits et des confidences à l’attention de tout le monde.
Ici je parle des gens loyaux et possédant l’ADN de l’UDPS, et qui sont capables de récolter des informations, de les traiter et de les trier, afin de les mettre à la disposition tant des responsables du parti que du public. Ainsi pourra-t-on tordre le cou aux mensonges et rétablir la vérité. Tordre le cou et rétablir la vérité ne signifient pas non plus, réagir sur tout et à tout bout de champs.
Tout doit être pédagogique.
Kâmona Kûmvua Kâmba, Tshiondo wa Mbîsha Balâla.